FIN DE LA REVOLTE NAPOLITAINE
crvxxm
9un^i pendant trois grands jours, n'arrête pas d'inonder la place du Carmel; plusieurs centaines de tëles, plantées sur des piques, étaient le principal ornement du quartier général de Itas&nidllo; le bourreau finit par se lasser; le nombre dos vielimes * condamnées » et a.ssftssinées dépassa quinze cents. L'anarchie n'es) pas moins horrible dans les campagnes, où des couvents, des fainillRs entières sont massacrés, briilés, torturés; à Naples, après la mort du pêcheur d'Amalfi et la trahison du Vice-Roi, la révolte du mois d'aoOl est une véritable orgie de cannibales. Santis raconte qu'on vit des hommes du peuple tremper leur pain dans le sang encore fumant des Espagnols massacrés et le manger avec des cris de joie. Les plus magnifique* popularités durent une heure : au premier échec, le prince de Hassu est jeté à bas de i^on cheval, égorgé, et son c<Bur est envoyé à sa femme dans le cloître où elle s'était réfugiée.
Comment un elîort viril pour la liberté serait-il sorti de ce» scènes de meurtre el de pillage ? Certains soirs, le peuple en armes se réunit A la place du Carmel ou à In cathédrale pour attester le ciel qu'il mourra tout entier plutôt que de rentrer Jamais sous la domination étrangère. Le vent du golfe emporte cea serments. Au début, dans les premières batailles des rues contre la garnison espagnole, les Napolitains avaient fait preuve d'une vaillance et d'une audace inattendues '. Ce courage même ra s'évanouir. Le duc de Guise, qui était « brave comme ses ytax* >. ne pourra jamais réunir plus d'un millier d'hommes pour battre la campagne el, si ses galanteries lui firent des fnncmis, ses tentatives pour discipliner cette foule tumultueuse lui en firent encore plus. Puisque la guerre ne doit plus être Tanarcbie, plutôt la servitude avec la paix ! La révolution se livra elle-même. Moins de si.x mois après la proclamation de t]e In République, les mêmes acclamations qui avaient salué la défaite du Vice-Roi d'tùspagne accueillirent, plus vibrantes «ncore, «on retour. « La paix ! la paix! Point de gabelles! *