‹ Naples et ParmeChapitre 73 sur 235 · I. Pvnsiea (È<L Hftrel), L. II. p. t · texte numérisé non relu

I. Pvnsiea (È<L Hftrel), L. II. p. t

S. A/f. Ètr. Romo, 1. CXXVI, ]«urc 1I0 Tb4f«tw>t k Mazvio. 3. Mimùirtt dt UupUuia-Btvmçoa^ publiés pu- le comte Hoirie d« BfiaacAir*< introdaction, p. 36.

t. Uemoirtt, t. I. p. 333.

lïÉGOCIATïOîTS ITAL1E!<WES otiUl

1er; la France aspire « à la réconciliation de tous les KUls ritalie, qui serait un Jcr plus grands biens pour la conser- >• vatinn de sa liberté, rien ne la pouvant sitôt ruiner que la • désunion de ses princes' >. Ces mots de « liberté » et d'" indé- < peodanCG » revienncDl, avec une insistance persuasive, dans chacune des lettres de Mazarin et de ses agents. Les instructions <t au sieur du Plessis-lïesançon que Sa Majesté envoie vers les u princes et potentats d'Italie • débutent ainsi : » Le Roi ne fait M rechercher les dits princes que pour assurer leur liberté et « garantir leur patrie de la honteuse captivité sous laquelle " les Espagnols la voudraient voir assujettie '. « Notre envoyé, partout où il ira. affirmera d"abord, k Mantoue comme à G^nes, à Florence comme à Venise, m les bonnes intentions du Koi pour « ta liberté de l'Italie a. L'Espagne fait paraître plus que jamais, 't par l'oppression de cette noble province, le dessein f qu'elle a de parvenir à la monarchie universelle »; la France, elle, « n'a des prétentions sur (aucune) partie de la péninsule »; elle désire seulement < d'en voir les Espagnols chassés '. » Et Duplessis, sans doute, rencontre d'abord des défiances mal dissimulées : évidemment. » la grandeur d'Espagne est à chaire à ' tous les États italiens, mais ils ont tous peur de ses ven-

* geancest craignant plus un danger prochain qu'une puissance

* éloignée »; et, dés lors, » le Pape ne veut songer qu a vivre, ■' i enrichir et bien établir sa maison, sans se soucier autre-

< ment do tout le reste; Venise ne veut n'appliquer qu'à ce qui ■• Ure}0>rde; les princes de Lombardic n'osent, ayant le correc-

< tir des armes d'Espagne si proche d'eux et l'État de Milan " à dos II. BiontiU, cependant, l'action continue des émissaires ■lu cardinal linit par tirer les plus prudents de « leur fal-

* néantise » et par les réchauQ'er: Modènc et Mantouo d'abord,

I. Aff. Air. Fniiiçr n pajrJ feinuïgom, l. CDVl, leUrc do Daplessîs-BMUQon ■a htiiU «If V«lf nc«y. — Cf. Cliwu^l, H«/. du ministtrr- Mautrin, H, p. 1 11 A Im Uimatnt ito Dapl'^-'tsu. p. 3&U et <iaiv.

V Hém.An UuplcHatï<lleiUM;on, p. ïll. — i«a inslrucUona sont AaXibt» daî7 jwi-

), tntinulioH à Dvptêtti» n'en allant ambassadeur ù Venise,ie GulM,leâAjuill«i U& (ITAn., p. 30«).

I. L«urA<l« DBplB««i«& U«x«nii, d» G&nea 1a S3 «rplAOïbn, HhZ.iAff.Èlr. Yenut, v lOXVI.Ï

CXUV INTRODUCTION

puis Parme et Gènes, Venise enfin cessent « d'appréhender a tous nos mouvements comme des orages capables île trou* « hier leur repos et leur sûreté > ; la victoire revenant h U France et l'Espagne paraissant à bout do ressources, ils se basarilcnt à rompre un long silence et à se déclarer en faveur tJu plus fort. « Comme chacun d'eux, conclut Duplessis, est cba* Il touillé de sa propre ambition, il est assez probable qu'àriioi* » talion de ces dames que la honte retient ils ne seraient pas « marris d'être poussés, m^me avec violence, dans If; chenu <> d'y satisfaire. » Mazarin, sans rien brusquer, plus moelleu au contraire que jamais et plus félin, Hnira par tes amener oii il voulait. Dès la fin de 4654, le duc de Modènc vint à Paris où it fut comblé d'attentions et renouvela les anciens traités; l'année d'après, ce fut au tour rlu duc de Mantoue qui se décitU à remettre la citadelle de Casai à une garnison suisse pavée par la France; les deui duchés, à l'exemple de la Savoie, déclarèrent officiellement la guerre à l'Espagne; le duc de Parme, UD peu plus tard, accordait aux généraux françaîa le droit d'élftblir à Florence des entrepôts de munitions.

Hozarin eût-il dû proiiter de cette renaissance de l'inQuefiM française en Italie, coïncidant avec les victoires de Turenne«ii Flandre, pour pousser une pointe vigoureuse en Lombardie, enlever cette province aux Espagnols et réaliser enfin avecle Piémont le troc fameux qui avait été l'ambition constante de ses grands prédécesseurs, la frontière des Alpes en échange du Milanais? Il l'eût pu, sans aucun doute, mais à condition <le suivre le conseil de Duplessis, qui était de tenter un graoïl effort militaire et « de faire passer nue puissante armée dans ■ l'état de Hilan »; car, < cela étant, toutes les puissances de « ritalie auraient suivi le char de triomphe du Kni et les ËspS' « gnols ne savaienl où donner de la tète, n'avunt ni horoniP»> » ni argent, ni crédit, et leurs sujets dans une oppression fort « prochaine de la révolte ' ». La France, malheui-cusemesl. n'était pas alors moins épuisée que l'Espagne et le cri de misère et de détresse, de l'un à l'autre bout du royaume, <^l>''

1, Mémviren, p. MS. -~ Cf. VaUr«y, tlno"" **' L'ONur; Clumielatue. l'ortrv'' hiêloriqaea; Hpiiri Martin, L. XII, livre LVXVIU.

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