Cbérutfl, L. ni, p
Lonis xrvET l'italie
quête à ta France, et ne devait avoir d'autre résultat que de lire de la succession d'Espagne le « pivot sur lequel tourna |ue tout le règne ' », c'cBt-ù-diro de fausser pour un demiftiècle toute la politique française. Au moment de couronner sa propre politique qui^ jusque-là, avait été le développement logique et glorieux de celle de ses grands prédécesseurs, Mazarin, ébloui et désintéressé, en change l'orientation et la perd en voulant la consacrer.
Imaginez la paix sans l'Infante et Louis XIV épousant à Lyon sa cousine de Savoie, la petite-fille de Henri IV, qui l'avait si gentiment charmé dès la première entrevue ' : quelle lanction d'une politique déjà séculaire et quel tremplin vers un nouvel essor! Les belles conquêtes de lu première partie de son règne, celles qui réunissaient à nouveau des Français Ik ta France, il les eût accomplies quand même. « La succes- H ftiou d'Espagne, écrit Migiiet, fit la grandeur de ses commen- * ceraenls et les misères de sa fin. >• Les commencements eussent été plus grands et plus purs ; la Gn n'eiU pas été assombrie par tant de misères.
Maison ne refait pas l'histoire, et j'ai voulu seulement montrer que l'instant précis où la politique nationale commença de dévier, ce fut le jour où te cardinal italien et la vieille reine espagnole, au premier mot de Pimontelli, rompirent le mariage savoyard pour te mariaf^e casliltan. Les conséquences en leront désastreuses pour la France ; elles ne seront pas moins tristes pour l'Italie.
Je n'essaierai pas de dire quel eût été dans la péninsule le r6le de Louis XIY, gendre et bcau-frëro du duc de Savoie, «abissanl l'intluence d'une princesse i|ui lui aurait apporté en dot, en échange de la conquête du Milanais, la frontière des \lpes et qui était aussi forte d'inlelligence, de l'aveu de tous les contemporains, que l'Infante était pesante cl sotte. Des lors, m lieu d'aspirer à déposséder la maison d'Espagne au profit de la sienne, il aurait eu pour ambition de la ruiner, nolamneal en Italie, au profit de la politique française. La pente