‹ Naples et ParmeChapitre 76 sur 235 · I. Uignrt, tniroduetim, p · texte numérisé non relu

I. Uignrt, tniroduetim, p

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INTRODUCTION

seule des événements eût conduit Louis XIV à se bîre le tinuateur de ses prédécesseurs, alors qu'il exagéra leur œurre jusqu'au point d'en prendre partout le contre-pied. Par cela senl. en eiTet, (|ue la succession d'Espagne est devenue la dornioante etabsorbante pensée du règne, Louis XIV va forcément abandonner en Italie la politique de Henri IV et de Richelieu qui ne consistait pas exclusivement à enlever l'Italie h l'Espace, mats qui, répudiant toute idée de conquête, voulait consUluer uae nation indépendante el libre à nos portes. Puisque le but deU politique royale n'est plus que de substituer la maison de Bourbon à celle des Habsboui^ d'Espagne, il ne s'agit plus, dans la péninsule, que d'y remplacer une tyrannie par une autre : l'idée d'une Italie indépendante disparaît de la politique français. Évidemment, cette éclipse n'est point soudaine et l'orabro ne se Tait pas tout d'un coup sur eette grande pensée. Les boites années du règne en sont encore éclairées. Non seulement Louis XIV comble de faveurs, qui sont disputées comme les plus hautes des récompenses, tes artistes et tes poètes ilaliens, pensionne les historiens et les savants, mais it aime encore à se montrer le prolocteur des faibles contre les forts. Il preoi contre le Pape, dont les torts sont certains, la défense du ducJ« Parme dans les aflaires de Comacchio et de Castro; il refs!^ d'en séparer le règlement de l'affaire de la garde corse; GêttM et Venise sont l'objet de délicates attentions. Mais cette Mg» bonne grlce ne dure que peu de jours et il n'y aura bientôt plus de place dans l'Âme du Hoi que pour le plus grand orgocÀl qui ait existé depuis Xer.\ëa. Se concilier les sympathies des villes qui sont encore capables d'aimer ou de haïr, encoumgvr dans leur fidélité les petites principautés qui ont pris, depais longtemps, l'habitude d'être soutenues par nous, exciter l'ambition des politiques trop enclins à s'endormir, de tels soins deviennent superflus et indignes d'occuper le Roi de France, w mot de liberté, que ses prédécesaeure n'ont certes point pr«* nonce toujours sincèrement, dont Mazarin même a trop ouvertement joué, il ne s'abaissera point à s'en servir comme d'B* prétexte : user d'un pareil levier, c'est reconnaître un droit aoKpeuples; la majesté du demi-Dieu qui dit : l'Etat^ c est moifi^^

MBSSINE ET GËMÎS

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saurait se prêter à cette comédie. Alors mâme que les plus puia- B«nt9 intérêts sont en jeu, sa répugnance de roi persan, — les p&mphlétaires liollaDdaïs disent : de Grand-Turc — pour des sujets qui osent élre rebelles, l'emporte chez lui sur toute autre considération. L'indignité de sa conduite dans la révolte de Messine ne s*explii{iie pas autrement. Cette grande 'sille qui s'est donnée à lui d'un si généreux élan, lui a sacrifié sa liberté reconquise sur la promesse solennelle qu'il assurera son indépendance, obstinément Cdéte ji travers une guerre atroce et malgré les stupides brutalités de sou vice-roi fmnçais, il l'abandonne sans pitié, à la première difficulté, ajoutant la fourberie h. ta trahison et déshonorant pai* une félonie sans excuse ces mers siciliennes encore retentissantes de la pure gloire de DuquosneV Soixante mille Messinais livrés du soir au lendemain aux vengeances de l'Espagne qui les décima, si malheureux el si désespérés qu'ils conçurent la pensée de se donner aux Turcs, ne troublent pas du plus léger remords celte conscience royale. Quelque sau- Tftgo qu'il soil. le bunihardement de Gènes, punie d'avoir désobéi au Roi en mettant quatre galères à la mer, est presque excusable en comparoisou de ce lUcbc abandon d'une ville qui a combattu quatre ans sous notre drapeau. Au moins, à la paix des Pyrénées, Muzarin avait-il stipulé l'amnistie pour les Napolitains révoltés; au traité de Nimègue, les Messinais furent simplement oubtiéâ.

Malgré cette infamie et l'horreur dont loxécution de Gènes a fuit trembler ITtuliet il eût été encore plus d'une fois facile h Louis XIV. sinon de tirer ce malheureux pays do sa torpeur (lolitique, du moins de l'attacher à lu cause française, s'il avait seulement daigné considérer les peuples qui l'habitaient autrement que des troupeaux. II y avait dans la puissance de la France

I. Pour rrtdQrniir los MM^aia qu'U hU&îi ftbudonntr. La PeoiUads n'ttuût TmI iroeEjintr tIm-is)!, aviiii donn^ i <'«tu acea«ion dM tiun brUluiwa et Konongùt m» ilfoar«u*e cxpMition contra Pidennn. It flotte l&Vfl l'aitcn. au milieu doTullA- ITMM guernire do Uiui« La Till«, mais, àpein» en mer. I« muAclialûût appeler 1«9 iumiB jK ' -iiflcr qu'il a ordre do rentrera Toulon el qu'il no p«ul accorder

pludf ' < lieurvK uat »éiiileur» cl à tours Tatiiilles pour BVmbarquer. Il

pat k ji,.-... .,.. ,.,.r i bord (juelqufti ccnlftii««» il« famillti». (Sur la rirolle de Me»- <br, 1UU- Muratori, AnnateM, t. XI, jt. 32t ; Dumoni, Corpi liiptomatique, l. VU, V> M6; E. Sb«, Biêtoire de la marine /VoNf«iM, t. U, L V, cb. u-nti.)

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