CUI
d'alors un tel éclat, un tel rayonnement, elle était si forte et ai brillante à ^ôté de la décrépite et moribonde Espagne, que déjà rintérèt le plus vulgaire commandait de se ranger de son câté. Hais si les Italiens étaient depuis trop longtemps habitués iiïln brutalisés par les Espagnols ou les Allemande) pour leur en vou loir, ils ne se résignaient point aux mauvais procédés du roi de France qui, avant même d'avoir hérité de son empire, avait pris toute la morgue insolente du Roi catholique. De là^dansTindlITérence orientale avec laquelle, selon les hasards de la guerre, iU vonlpaaser encore de sujétion en sujétion, une amertume intinie des Italiens contre la France; cette haine est comme la preuve suprême de la conlîanee et de l'amour qui avaient été placés autrefois en nous.
Nous avions passé longtemps << pour des barbares plos^sis H que les autres' * ; nous ne nous distinguons plus des autres, notre réputation de joyeuse cordialité s'évanouit. Quelques-uiu des griefs les plus cuisants de Tltalie contre la France dateQt«l« cette époque. » Cette génération de Français, dit un contempo- « rain '. n'était pas seulement jalouse de posséder l'Italie, mais « inquiète et désireuse de la tourmenter. » Nous avoos va Louis XIV détruire la ville de marbre qui s'appelle Gènes parw qu'elle lui a • désobéi »; il s'acharne à bousculer l'Italie comnw une terre sans ilnie. Ces procédés à la turque ne se compW pas; avoir méconnu les intentions de Sa Majesté, du granJ Sultan des Français, est le plus impardonuable des crimes. B traite tous les princes de la péninsule comme il a traité Lescari et le Pape, insolent et offensant à plaisir, ajoutant à la déftilf qu'on oublie, ici l'humiliation du voyage du doge de GêDCS^ Versailles, \k l'humiliation de la pyramide de Rome en l'bopneur des victimes des gardes corses, i^es ambassadeurs, imitant le maître, prennent à tâche de donner des dégoûts à toul t monde. Notamment dans les années qui précèdent la guerw de la Ligue d'Augsbourg, Louis XIV semble avoir fsil '^ gageure de s'aliéner tous les dévouements. Le jeune duc ^