LK PIÉMONT ET L'ITALIK
Ainédée, ne rapj>elail que Vélranger' ; « le Milanais tout entier, « écrit Foscarioi, nourrit une extrême aversion contre la moic soo de Savoie sous laquelle il ne veut tomber à aucun prix ' »; le président de Brosses fait la nH>mo constatation : » Ce n'est pas « que, 81 le roi de Sardalgnc vient jamais h bout d'avoir Milan, U ne trouve de terribles difficultés à s'y maintenir, les Milanais ayant les l'iémoutais en exécration , dans tout le reste de rilalie, ils ne sont guère moins odieux ^ » Et encore, dans la même lettre : < De toutes les puissances d'It^ilie, les Italiens * ne craignent que le l*iémont; il est à leur gorge et il les •• sulToquera iùt ou tard; il n'est pas assez fort pour envahir a beaucoup à la fois, il s'avance peu à peu. » — Mais cette aversion, cette crainte même, pour vives qu'elles soient, ne vont pas sans cel autre sentiment que ces Fii'rnonlais, s'ils ne font rien pour se faire aimer, sont de (aille h se faire respecter désormais par les plus forts et, dès lors, réservés à jouer un rôle décisif au cinquième acte du drame national. Quand, comment? c'est le secret de Tavenir ; mais la foi est générale dans les destinées de la maisou de Savoie. Tous les voyageurs qui savent regarder, tous les observateurs attentifs, fout la même prédiction : » Avec de la patience, le Savoyard aura le tout *; • un jour viendra où, ■ le courage italien s'étaiit conservé en » Piémont, le reste de l'Italie retrouvera le sien, sous les x étcndardsdu roî de Sardaigue, pour le l'essorl de la liberté » à recouvrer' ». Ils sont les derniers venus dans la famille italienne, mais la nationalité est déjà si forte che2 eux et s'appuie sur des défenses si solides qu'ils sont les seuls don t la diplomatie européenne, dans ses combinaisons les plus hardies, n'ose pas contester le droit à se gouverner euxmftmes. Selon l'intérêt ou le simple caprice du moment, l'on peut encore, sans difficulté, faire passer les Toscans de la domination espagnol à celle de l'Autriche et de l'Empereur h un prince lorrain ; la Lombardit^ est une monnaie d'échange ; Naples, comme