‹ Naples et ParmeChapitre 84 sur 235 · I. Cuim, Hût. iTItal., 1. XV, rli. cuiil · texte numérisé non relu

I. Cuim, Hût. iTItal., 1. XV, rli. cuiil

t. Foacarinl, HUtùire Mrf«(r, p. 106.

L UUrgM ^rilfs ffltali4, 1740, I. Il, UUrtLV-

t. ilêvm Mire.

S. D'Argvntori, Mën»rim («d. KaUitryj, I. III, p. 412.

INTRODUCTION

une balle au jeu de paume, va de l'Espagne à l'Autrichi liourbon à un Habsbourg, d'un Habsbourg à un autre Bourbon : Turin est depuis longtemps et restera en dehors de toutes les combinaisons. Quand ils consolident d'ailleurs et étendent leur royaume, ces Piémontais, par la force môme des choses, sans qu'iU s'en doutent toujours, parfois même contre leur volonté et jusque dans leurs Iraliisons, travaillent en réalité h la cause commune, parce que leur ambition est essentiellement « unitaire^ >. Môme aux heures où ils s'allient av l'Autriche, ils gardent et cachent k peine la pensée de l'uni italienne que i< la destinée leur a confiée ».

Od ne les aime point, on tes redoute et on les accuse, mais on devine en eux les instruments des revanches futures; abdiquant toute jalousie, on pique leur amour-propre. Qoand le roi de Sardaigne entra à Hodène, en 1736, Muratori a\ trouvait ; le Roi lui ayant demandé comment il le traiterait dans son histoire : « Comme vous jlraitcrez ma patrie '■ > Toute l'attente de l'Italie, dans son lent réveil, est dans ce root. I^s historiens qui, racontant les gloires et les hontes du passé, furent en Italie, au xviii* siècle, les puissants évocateurs l'avenir, disaient quelle faute, cruellement expiée, avait jadis commise contre les Lombards; cette faute, on ne recommencera pas contre le Piémont.

L'événement, bien que tardif, a montré que cette attente était légitime: le succès a-t-il Justifié également le Piémont d'avoir, au xviii* siècle, subordonné toute aulre considération 4 celle-ci : que les voisins indigènes restent faibles, car « lea^ t( agrandissement serait une diminution de sa grandeur ' > Alors que l'accord de la France et de la Savoie aurait balav^i presque au lendemain de la paix d'Dtrecht, la domination autrichienne k peine restaurée, le Piémont, en s'y refusant, a-t-il fait preuve d'une clairvoyance supérieure ou seulcmeol d'un égoïsme avisé? Les Italiens, qui ont seuls qualité pour prononcer, l'ont fait en sens contraires : les contemporains.

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