‹ Naples et ParmeChapitre 88 sur 235 · I. Traité du S.S octobre · texte numérisé non relu

I. Traité du S.S octobre

DUBGBNSON

CUXT

de ftelle-lsle qui. sous couleur d'exécuter le Tameux plan de Heari IV, « avait donné Hu beau, semblable à ces architectes

* que leur crayon emporte malgré eux et qui ruinent leurs « amis sans savoir s'arrêter par le défaut des moyens * n T Noua avions forfait d'abord à notre signature, fraîche encore sur ce traité de 1738 où, reconnaissant l'indivisibilité de la succession autrichienne en faveur de la reine de nongric, nous avions, pour prix de cette garantie, reçu la Lorraine pour nous et les Deux-Sicilcs pour la branche espagnole; les désastres de notre armée de Oohômc avaient châtié alors cette injustice politique « qui afîaiblit plus les grands Ëtats que € l'exercice d'un grand pouvoir ne les fortifie par la terreur « qu'elle inspire* »; — tout d'Argenson est dans cette phrase, le d'Argenson qui écrivait ailleurs : < On m'a fait l'honneur

■ de dire de moi que, comme Don Quichotte avait eu la tèto « tournée par la lecture des i*omans , il m'était arrivé la « roéme chose par celle de Plutoi-que'... » — et, pour couroDnor cn6n tant de fautes, « la raison politique cessant rafimo « de présider à la raison do guerre, la flatterie avait imaginé de « conquérir en Flandre, parce que lo théâtre en était plus brillant, « au lieu d'attaquer en Allemagne, pour y défendre la liberté < germanique. puis(|ue nous étions deux fois engagés dans cette « entreprise imprudente* ». En Italie, d'autre part, les erreurs éb notre politique avaient été, si faire se peut, plus déplorables encore, puisque oo même Belle-IsJe, « craignant d'y diminuer t l'Empereur — l'ombre bavaroise — qu'il venait de créer en

* .Xilemagne' •, avait réussi à jeter le roi de Sardaîgne dans l'alliance de Marie-Thérèse; Maurepas. ensuite, au traité de Fontainebleau, • allant au-devant et même par delà les « désirs de la r^ine d'Espagne, s'était engagé à faire, au profit

■ de l'infant Philippe, tes plus grandes et les plus impossibles « conquêtes ■.

L ifén.. U IV, p. 330. art. 8. Tableau dtâ affaire§ giniraUê nt H09cmbre 1746. ^^thid.. p. 333.

H. Jr^.. p. 89.

^\. Ibid., p. Î33.

OXXVI

lïTTBODCCTIOn

Comment réparer tant àe £tnles ou. da rooitUf y remédier ? CoauD«Dt sortoot, le piss lAt possible , répondre ao pressant UM de Voltaire : « Voos voilà cocher. Monseigneur, menei- « nous à la paix tout droit par le chemin do la gloire*. »

D'ÀrgeoM», boatite anx opérations militaires dans les Pays- Baa, « parce qu'elles ne pouvaient qu'irriter davantage les puis- ■ nnces maritimes *> , proposa d'abord au roi, puisqu'il oe Toolait pas « présentement » de la paix *, de porter du moioSi pour la hiter, le tfaéltre de la guerre en Allemagne et ea Italie. En Allemagne surtout, an lendemain de la mort de l'Empereur bavarois, il était urgrat de faire vite et d'encourager, dans la diète déjà hésitante et si troublée, le parti français. En avant de son siècle et m^me da nôtre : « Pourquoi, > écrivait d'Argenson i son ministre auprès de la diète, « pourquoi « l'Empire ne se passerait-il pas de chef? Une association libre « comme celle des cantons suisses et des provinces unies « assure aussi fortement ta sécurité et ne serait pas sujelk « aux mêmes inconvénients que l'assujettissement forcé à c l'autorité impériale ^ » Mais cette idée hardie do ne point nommer d'Empereur dn tout, ou même la motion plus modeste d'ajourner l'élection, il eût fallu les appuyer d'ai^ments armés, a coups de victoires, et le Roi, entre les deux frères d'Ai^enson, le ministre de la guerre et celui des aiTaire» étrangères, d'Argenson h fjurrre et d'Argensoo la paix y crut de préférence celui qui n'était pas philosophe et qui, cour' tisan incomparable, le mena à Fontenoy. Seulement, le soir de cette belle victoire d'ojiéro, comme, au lieu de « détacher' u aussitôt delà Flandre pour l'Allemagne* », ainsi que l'ei^ suppliait Frédéric, iJ fit au contraire repasser le Rhin au prince»' de Conti, la Diète abandonnée élut le grand-duc de Toscane, et^ le roi de Prusse, pour la seconde fois, conclut un arrangement particulier avec l'Auti-iche.

\.Mém.,p. 237.

S. Ibitt., p. 2».

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