‹ Naples et ParmeChapitre 90 sur 235 · Ibid., p. 2M · texte numérisé non relu

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NÉGOCIATIONS AVEC LKSPAGNE

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lorsque d'Argenson eût arrêté les lignes définitives de son projet, il pensa un instant, loul gallican qu'il étuil, à le placer sous le patron&ge du Pape. Ce projet de « délivrer l'Italie du ' joug «llemand. du despotisme autrichien et de toute domina- " tion étranf>ère' *>, n'était-ce pas la vieille politique guelfe qu'il rususcitail r La bataille où il conviai! l'Italie, n'était-ce point la vieille guerre contre les gibelins qui recommençait, comme aux temps de Grégoire VII et d'Innocent III ? D'Ai-genson rédigea l'appel an Pape, mais ne l'envoya pas* ; il avait à opérer d'abord des conversions plus pratiques.

<4 Le fait le pluïi obscur et le plus surprenant dans toute l'his- « toirede Louis XV, écrit Michelel,c'cstrassentJmcDt passager « qu'il donna aux grandes vues de d'Argenson'. » Le traité de Fontainebleau, enoCfet, bien que le roi, qui mentait volontiers» affirmât l'avoir signé malgré lui*, avait été l'œuvre perlonnelle de Louis XV'. En réponse au traité de Worms où le roi de Sardoigne, cédant aux instances de l'Angleterre, s'était déclaré pour l'Autriche, c'était bien le roi lui-même, le père tendre de l'Infante, qui avait promis à son gendre Philippe le Uilanais. outre Plaisance et Parme, et rangé ia France derrière l'Espagne pour la conquête de la Lombardie. Comment, par quel miracle d'Argenson décida-t-il le Roi A revenir sur le traité de Fontainebleau, à dépouiller sa fille, k aatortser la mission secrète de M. de Champeau\ à Turin pour détacher la Sirdaigue de l'alliance gibeline et lui offrir le Milanais ? Le fait, c'est qu'il le persuada et que le Roi, bon géographe et se piquant de topographie, dessina lui-même sur la carte le tracé du partage, donna lui-même * avec intelligence, éloquence et dignité », ses instructions à Champeaux, écrivit de sa propre main le projet qui devait être remis à Tarin*. Nous connaissons aujourd'hui le goAt de Louis XV

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