‹ Naples et ParmeChapitre 91 sur 235 · LoUn (la Ift Mrriar 1716 nu comte de UailleboU · texte numérisé non relu

LoUn (la Ift Mrriar 1716 nu comte de UailleboU

t. Diu de Broglir, Maurice de Sare et U marc tii* <tAt^*niton. l. I, p. ISO ; CaruUi. Storia di Caiio Emmanuele 11, t, 1, App. \.

aCUbekt. Hitl. de France, t. XVIII, rb. ix.

Mffoire», L IV, p. 2}9, Tableau de* aff. ffffn. en hop. ITUt. V BrogUf. toc. cit.. I. I. p. 00.

<• D'Aritenson, Mém., t. Pf, p. S8A, 2KÏ. V^. de Ht. de Chnfnp9au,r.

ITLXXXII

INTRODUCTION

pour la diplomalie sAcrMo. Tout se Bl«nlre lui, d'Arg^nso^ Vaààé Roi4ssct (c'était le nom que prit Champeaux pour aller secrètement en Piémont). Maurepas, ayant surpris quelque chose, avertit l'ambassadeur d'Espace qui se précipite chez le Roi. n On Teutendait hurler, » dit d'Argeuson'. Le Roi tint bon. Il ne résista pas avec moins de fermeté au scandale (1« la cour et du conseil, à la première tempôto furieuse de rinfaote, au torrent d'injures que Iftcha l'enragée Farnèu. H Et le traité de Fontainebleau, criait la vieille louve, il n'y '< a donc plus non de sacré au monde? » D'Argeoson avait proposé de ne laisser à l'Espagne que quatre jours pour délibérer sur la proposition préalable d'armistice qu'il avait faite aanri de Sardaigne. h C'est trop, dit le Roi, deux suffisent, > et il eigna'.

D'Argenson touchait au but. Ce plan d'une confédératioo italienne^ si < beau en soi », puisqu'il alTranchift-Hait lapéainsuie de toute domination étrangère , si avaotageax i h dynastie de Savoie, puisque Charles-Emmanuel obtenait te Milanais et devenait le chef des princes d'Italie', l'Espagne, sans doute, lutterait de toutes ses forces avant de s'y r^si* gner^; mais comment la Sardaigne ne l'accepterail-elle pu avec reconnaissance et avec joie ?

Les prophètes, qui lisent dans l'avenir, n'ont point, sansdoote. le temps de lire assez avant dans le cœur humain. D'Argensoo était prophète. Il avait vu dans l'avenir c que la maison île it Savoie serait en Italie h celle d'Autriche ce que la Prusse ItR • était en Allemagne*»; il n'entendait rien h lapsychologiei* ceux que le cardinal d'OlTat avait appelés t les petits louvetesui de Savoie ». Le roi d'Espagne, après une résistance désesp^ rée. accepta sans réserve le projet de traité qui, dès 1746. ^^^ fait l'Italie indépendante : ce fui la cour de Turin qui L* repoussa.

i. Uttw à V»ur*»i, du 29 JEnrier 1748. (Aff. Ètr., Bsptene); Mém.,l\, S».

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