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4. JtfArt., t>- 30:2 : - l^ plut difflcile Ml i Madrid. » y Hém.. p. S78.
D'AHGENSON ET LE PIKMONT
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Pourquoi?Je l'ai déjà dit: parce que le souci de l'indépendance iCalionne était alors absolument étranger à la maison de Savoie et qu'elle aimait mieux, saos pitié, mais confiante en son étoile, ritaliee»clave sous les Autrichiens qui lui en gardaient la succesksion intégrale, que libre sous des princes indigènes ou italianisés P qui auraient arrêté le cours de sa lente ambition unitaire. Yoîci, au surplus, et textuellement, la réponse de M. le conseiller de Moatgardin, dans son mémoire du i" novembre 4745, aux premières ouvertures dcd'Ârgenson : " Le principe de mettre les « Allemands hors de l'Italie et de ne plus leur laisser aucune au- • loriU serait si odieux à toute l'Allemagne, sans exclusion, « qu'il pourrait plus aisément attirer la guerre en Italie qu'as- «■ surer sa sécurité, car le corps do l'Empire, qui se réunirait tdt « ou lard, ne voudrait pas souffrir une telle diminution. Sur- N tout, l'acte qui est proposé à l'article 9 de la déclaration d'indé- M pendanco abolirait tous les litres anciens et primitifs de la mai- « son royale de Savoie et renverserait les lois fondamentales du »• paya. De plus, cet acte serait criminel et donnerait à perpé- « luité aux eoiperoura un droit légitime pour dépouiller le Roi c et ses successeurs '. > Et d'Argcnson a beau insister, supplier le Roi de <■ penser avec plus de hauteur >, de prendre en considération a et les peuples d'Ilalie foulés sans pitié par l'Empe- •• reur, poussés aux plus grands excès par une série d'extorsions « et de violences, et les souverains italiens ignominieuso- « meut Iraitéa ». Apre» avoir fait vainement appel à son cœur, il a beau exciter son ambition, lui montrer comment, » plus t* aguerri, plus prudent que les autres princes de la confédéra- ■< Uon italienne, il aurait lo principal ascendant à leur diète * et qu'il ne trouverait (en Toscane et dans le reste de ta Lombar* die) a que trop d'occasions pour s'agrandir encore ' ». Le Roi reste inébranlable cl sourd. A cette belle conception nationale — ainsi l'appelle Cantu ', — au noble projet qui eiaurait l'indépendance des États d'Italie, — c'est le lémoi-