‹ Naples et ParmeChapitre 93 sur 235 · Uitt. dtM ttat., livre XV. ch. cuirt · texte numérisé non relu

Uitt. dtM ttat., livre XV. ch. cuirt

ÉLïicIflV

INTRODOCTION

gnage de Sismondi', — à ce généreux dessein où éclate Pexces d'une si touchante bienveillance pour l'Italie, — je cite Boita ', — les ministres sardes, Gorzcgue, Bogino, ne fon toujours, au nom du Roi^ que la même réponse : •< Contester «< les droits reconnus depuis dos siècles au saint Empire romaio c et sur lesquels s'appuienl ceux de plusieurs princes its- « liens, dont le roi de Sardaigne lui-même, ce serait faire une « trop grande impression de nouveauté et réunir toute l'Alie- « magne contre soi.» L'essentiel, au surplus — toute la politique savoyarde est là. — <• n'est point do contester le droit, mais • d'affaiblir en fait et progressivement la puissance de l'Autriebç, « attendu que. du jour où l'Empire et son chef n'auraient plos < de force en l'Italie, l'autorité qu'il pourrait y conserver ne h «t réduira plus qu'à une pure formalité et cérémonie, qui ne « peut faire du tort et de la peine à aucuns princes, et moins à « ceux ^ui y sont accoutumés depuis iongteinps * ; » c'est-à-dire àla maison de Savoie. Champeauv, comme naguère le marquisde Senneteri-e, reprenait vingt fois par jour sa question : « Pourquoi « préférez-vous une petite partie du Milanais acquise par te « moyen de l'Angleterre au Milanais tout entier par le moyta n de la France? » Et Bogino, comme d'Orméa, répliquait par ia formule classique : o Parce que cette partie vaut mieux sans un « prince de Bourbon en Italie que la totalité avec l'Infant à aos « côtés *. »

Le 8 mars, le jour même où l'Espagne se décidait à signer le traité de Turin, le roi de Sardaîgnc, ajoutant une nouvelle trahison à tant d'autres, sans même dénoncer l'armistice, jetait le Iiaron de Leutnim sur Asti, qu'il emportait du coup, et recommençait la guerre.

Le grand dessein était manqué, d'Argenson condamné & une chute prochaine et l'indépendance de Italie indéfinimnl ajournée.

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