‹ Naples et ParmeChapitre 94 sur 235 · Hist. tTltalie, l. V, p · texte numérisé non relu

Hist. tTltalie, l. V, p

3. Rendn, L'Italie et l'Empiré d'AlUtnutsne. \t, IM. ISS; Br^gUê. JfaiinM ^ Siae et le marijuis tTÀrgenson, t. I, p. 135.

4. Seanctere à .Vmclot, 23 roar» IIW. {Aff. étr., Turia.) — Cf. Broglif. F^ déric II et lAuit XV, l. Il, p. 2!5 ; Fla5$an, toc. cit., t. V, p. 170 ri itti».

CHAMPKAUX A TURIN CLXXXir

Ainsi, pour la deuxième fois en moins d'un quart de siècle. U France, toujours chevaleresque (et sous un roi qui était Louis XV), offrait à l'Italie de lui conquérir sa liberté — et la maison de Savoie, une fois de plus, barrait la voie, so déclarait pour l'Allemand, contre la France, contre l'ilalie.

Cerlaines fautes sont si parliculièrçmcnt laides que le seul moyen de ne point se déshonorer tout à fait est de s'y enfoncer jusqu'au cou. Le Piémonl, depuis le commencement de la guerre, n'avait point arrôlé de mettre son concours aux eochùres ; il comprit, après Asti, qu'il étuit désormuiâ rivé à rAutriche. Les Austro-Sardes ne se quittèrent plus, ni pour combattre, ni pour piller. Sans Boufflers, Gènes, « décrétée tout m entière du crime de lèse-majesté », disparaissait du nombre dea népubliqucs et même des villes, sous la rage déchaînée des Croates, des Pandours et des Piémontals. La veille de l'béroiquc insurrection contre l'Autriche, comme la douce Impératrice venait d'imposer une nouvelle contribution de guerre, le doge demanda en suppliant au gouverneur Hotta : « Que « nous reslora-l-ilî — Les yeux pour pleurer. ■ Botta se trompait : il restait la France, qui elTaça la honte de 1()84 et sauva la République.

Le Piémont arquis dénnitivement à l'alliance gibeline, c'està-dire la Toscane cf la Lombardio acquises k l'Autriche tant que durerait l'alliance, il n'y avait plus momentanément de place eu Italie pour la politique traditionnelle de la France, et il ne restera plus dans ta péninsule, pour tenir tête à TAUeroogne, que la politique de la maison df' France : le Pacte de faiuille.

Le traité d'Aix-la-Chapelle confirma don Carlos dans les Deux-Siciles, l'empereur François en Toscane, l'Empire en (»mbardie d'où il surveillera tout; l'infant Philippe, prenant son apanage h la fois sur le Piémont et sur l'Autriche, eut Parme avec Plaisance, et le roi de Sardaigne, au lieu du Milanais, rien qu'une feuille de plus de l'artichaut, Vigevane et le haut Novarais, — les douze deniers de l'Italie trahie et livrée.

. ri/.,ti«. IV, rb. ajivn.

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INTRODUCTION

— MHS qu'il échappât même au Toisinage d'un second prioee la maison de Bourbon.

Mais comme le Pacte de famille n'avait d'autre raison d'élre que le souvenir, tous les jours pâlissant, d'un commun ancêtre, lAutriclie se rappela sa vieille devise matrimoniale, et Marie-Thérèse, mère féconde qui avait toujours un fils ou une fille à placer, ne tarda point « i reprendre par d'habiles conjungo la domination de lltalie tout entière' ». Quinze ans après le faux chef-d'œuvre de Choiseul, un archiduc autrichien régnait à Modène, une Glle de Marie-Thérèse avait épousé l'infant de Parme» une autre fîlie de rimpératrio> était reine de Naples, et les Bourbons mâtinés de demain oe seront plus que des Habsbourg.

La France, à la veille de la Révolution, a disparu politiquement de l'Italie; son esprit seul y souffle sur les sommets de cette nation sans patrie. Les corps épuisés pendant des siècles se reposent enûn sous » les tyrannies éclairées • et reprenatot des force» dans une paix profonde. Lesimcs cependant se totiroeot vers la Franco et se réveillent, lentement mais partout, sous l'action vivifiante de son génie.

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