‹ Naples et son golfeChapitre 13 sur 27 · S8, 107. 170. iSS; t. XI · texte numérisé non relu

S8, 107. 170. iSS; t. XI

p. 40. 87. III, 127. On trouvera dans ces articles des études très complètes sur la sculpture des battants de portes d'églises ou de palais du XIII'-' siècle et des siècles suivants) '.

Les œuvres de peinture datant de l'époque médiévale, conservées à Naples, ne sont pas moins importantes que les œuvres d'architecture et de sculpture, l.e roi Robert appela à Naples Giotto. " (xiotto, dit Vasari.

se vovant appelé par un Roi d'une telle renommée, se rendit volontiers à sa ilcmande. » Le peintre séjourna à Naples de 1329 à 1332. 11 décora une grande salle ilu Castel Nuovo " de portraits d' « hommes fameux », ]Dortraits qui lui furent, croit-on, inspirés p.

HIll.lO Allll.lM.

S.intaM.iri.i donna Regina. Tombeau de la Reine Marie.

ar des

1 Parmi les travaux de sculpture t^ur bois datant du xiv'' siècle, on peut mentionner spécialement un très beau crucifi.\-, dans la chapelle du Crucifix au Dôme. Le visage du Christ est maigre et effilé, les mains et les pieds allongés. Le corps est recouvert d'une tunique de soie rouge, et la tétc porti- une des épines de la couronne du Christ.

- Charles d'Anjou fit faire de très importants agrandissements et restaurations aux bâtiments existants sur l'ile du Sauveur. 11 v demeura même souvent. 11 alternait

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soiinc'ls de Dante, qu'on a retrouvés. Ces sonnets ont pour titre : Alexandre. Saloiiion, Hector. Eiièe. Achille, Paris. Hercule, Saiiisoii, César. Les peintures de (iiotto qui furent détruites lors des agrandissements du Castel Xuovo sous les Aragons. devaient repré.senter ces personnaijfes.

(iiotto. d'après ^'asari, exécuta encore d'autres peintures au château de l'Œuf, à .Santa Chiara. à l'Incoronata ; aucune de ces peintures n'est demeurée.

(iiottesques sont encore les ])eintures de la Clia]>ellc .Minulolo. au Dôme, horriblement repeintes (le triptyque qui se trouve dans cette même chapelle, à gauche, au-dessus de l'autel de Saint-Athanase. est une oeuvre siennoise du début du XV" siècle). — la grande fresque de la cliapelle de la Propagande, également au Dôme, représentant Abraham et l'arbre généalogique de Jésus. — les fresques de la chapelle Brancaccio, aussi au Dôme, — le Saint-Antf)nio Abate dans l'église de ce nom. — la fresque du .Sauveur, dans la chapelle -Mansoà .San Lorenzo, etc.. 11 est très difficilededéterminer d'une manière précise, à raison desrestauratitms maladroites que certaines île ces ]ieintures ont subies, ou au contraire par suite de l'élat de délabrement où d'autres se trouvent, les dates où ces œuvres ont pu être exécutées.

Les ])lus belles i)eintures médié\ales conservées à Xajjles sont à .Santa i^laria donna Kegina. à l'Incoronata, à l'Annunziala. et à .Santa Chiara '.

Les fresques très importantes de la chapelle Lo/fredo, qu'\ dé]iend de •Santa Maria donna Regina, ont donné lieu à de vives controverses. Elles représentent des sujets divers : une importante crucifixion ; des scènes de l'Lvangile et de l'AjîocalyiJse ; un jugement di'rnier : la Passion du Christ ; des scènes de la vie de sainte IClisabeth de Hongrie, de sainte Catherine et de sainte .Vgnès : l'Ascension; la Pentecôte, etc. On estime qu'elles sont antérieures à 1340. Crove et Cavalcaselle avaient cru qu'elles étaient l'œuvre d'artistes locaux, élèves de ( iiotto. .M. l'.criaux .Xajioli nobilissima. t. X\'. p. 129; l'art sieunois à Kaples. Paris, igoo} a pensé d'abord qu'elles étaient d'artistes siennois. de l'école de Duccio

volcintiiirs entre le chàtc-au du Siiuveur et le Castel Capuano. 11 fit cimstriiire en I27q. pour sa résideneo personnelle, le Castel Nuovo, et le château du Sauveur devint surtout un château fort. — Lui et ses successeurs firent agrandir le port, — la partie nouvelle fut le » port pisan ». — construire un nouveau mole (le m^'ile anyevin}, et plusieurs arsenaux : Primario dirij;ea la plupart de ces travaux.

' Les peintures de la chapelle de la Madeleine à San Uomenico. affreusement repeintes. sont de la fin du xur siècle, et sans grand intérêt.

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de Buonin.set>iia et de Pietro Lorenzetti : les premiers artistes toscans appelés à Xaples par les Angevins, Montano d'Arezzo, Simone Martini, Tino di Camaino étaient en effet siennois '. Depuis, de nouvelles études ont amené M. Bertaux à envisager Thvpothèse que les peintures de Santa .^laria tlonna Regina seraient l'ipuvre d'une école locale mixte.

Incoronata. Fresque de la Conjessjou.

dérivant de Siint)ne .Martini et de Pietro Ca\-allini, f[ui vint de Rome à Naples en 1308, et a laissé, entre autres œuvres, à Rome, à Sainte-Cécile, une grande fresque, récemment découverte, dont les personnages présentent beaucoup de ressemblance avec ceux des fresques de Santa Maria donna Reuina.

' On Miit au Musée Xatiunal Je Xaples d'excelk-nts taMraux dt-s écoles siennoise (Simone Martini 'Christ ; à San Lorenzo, Saint Louis évcque Je Tolosn'] et florentine (Daddi [La Vierge et VEiifant^\ du xiv" siècle.

NAPLKS

Les autres peintures qu'on voit k Naples, à Y Iiicoronatci. à \ Aniiiin\uUii. à Santa Chiara. sont postérieures à celles de Santa .Maria donna Rp<nna. Elles sont certainement des œuvres toscanes, et ont été

Simone Martini. Saint Lnuis couronnant le Roi Robert.

exécutées entre 13406! 1380. (Jn peut les diviser en deux séries La première série, la plus précieuse, comprend les fresques de l'Iiiconviata, et celles encore inédites de la chapelle Barrcsc. à San Lorenzo', dont les

' Ci.-s fresques ont étù recouvertes lors des restaurations {[ue l'étilisc a subies. Une (les parties découvertes laisse v<iir la naissance de l'enfant Jésus, une autre l'adoration des maeres. . .

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auteurs sont déjà plus voisins d'Orcagna que de Simone Martini. Le dessin est fin, les détails sont soignés, la couleur douce et blonde. Les fresques de l'Incoronata représentent les sept sacrements et le Triomphe de l'Église. — L'autre série comprend les fresques qui décorent la tombe de Robert à Santa Cliiara et quelques autres monuments funéraires : le trait est sec. le coloris bas et sans modelé ..

Lntre ces deux séries de fresques, doivent être placées les fresques de V Aiiiutn^iata : elles décorent un pan de mur, de six mètres de haut, qui faisait partie d'une vieille église, et auquel on accède aujourd'hui par la galerie qui s'ouvre sous l'église actuelle et conduit au dépôt mortuaire. Ces fresques représentent une gloire d'anges dans l'attente du jugement dernier, et sont très heureuses de dessin et de coloris : le ton des vêtements est plus clair, celui des figures plus rose que dans les fresques de Santa Chiara. Bien que le dessin soit assez mou. la jeunesse des figures et l'arrangement des cheveux ne peuvent permettre de placer ces fresques avant 1370. Tous les détails des costumes sont bien toscans, mais le type des figures ne l'est pas, ce C[ui laisse supposer que ces peintures sont l'œuvre d un artiste napolitain, connaisseur et imitateur des œuvres florentines (Bertaux, dans Xapoli nobilissima, t. IV, p. 491.

( )n voit que de la Naples du moyen âge, il reste aujourd hui encore maints souvenirs d'art. Souvent ignorés, ils méritent cependant une attention particulière, car ils montrent en quelle estime l'art, même aux époques les plus guerrières et les plus troublées, a toujours été tenu à Naples.

Snn Giovanni à Carbonara. La nef. prise du niaiire-autel. Au fond, la sacristie ; à droite, la

chapelle Saint- jMnl'l-.vangéliste.

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