‹ Naples: Sous Joseph Bonaparte 1806-1808Chapitre 108 sur 164 · IV · texte numérisé non relu

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La Dette n’était pas une importation française. En mettant la main sur des couvents, sur l’argenterie des particuliers et les fonds des banques, le gouvernement bourbonien avait bien voulu se reconnaître certaines obligations, qui restaient valables. Mais la révolution accomplie par les Français fit, malgré une revision

sévère faite par la Commission de liquidation (2), bondir cette

(1) Parmi les ministres, nous voyons Salicetise faire adjuger pour 26 866 ducats de biens (prix d'estimation, payés 38 560); Ricciardi pour 43 883 (un quart en denrées); Cianciulli pour 30 000; Pignatelli pour 24 757; Gallo, particulièrement avide, pour 156 278 ducats de biens (notamment ceux de l’abbaye supprimée de Casa Marciano) et, en outre, pour 76 205 ducats en biens des jésuites. Le duc de S. Teodoro s’est arrondi de dix-sept domaines, estimés 60 987 ducats, plus 88 948 de biens des jésuites. Le duc de Castelpagano pour 246 400 ducats de ces derniers. Citons encore, dans de moindres proportions, les princes Caramanico, Montemileto, Pignatelli-Strongoli, Caposele (administrateur des do-

‘ maines). De mars à fin juillet 1808 (on profite de la liquidation pour fin de règne),

‘ nous relevons les noms suivants : le prince d’Angri achète pour 247 630 ducats en cédules (versera en échange une quarantaine de mille ducats); le duc de Sant’- Arpino, pour 67 611 ducats; le prince de Stigliano, pour 87 522; le maréchal Jourdan, 25 830, et le général Campredon, 23527 ; Arcambal, 25 000 (Arch. Rœderer, vol. 23); les banquiers Falconnet et Meuricoffre, les commerçants Pradez- Presteau, Ballarin et Cambié, le duc de S. Demetrio et le marquis Rignano sont les acquéreurs des biens de Tremiti.

(2) La commission de liquidation fut assaillie de réclamations pour prêts, fournitures, avances à l’ancienne cour. Celle-ci ayant emporté à peu près tout ce

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