ROUTES
lent à dépenser.
vaux faits. On ira de la Spezzia à Parme à la fin de cette année.
Aucune route ne conduisait de Bordeaux à Bayonne ; les sables des Landes ne se franchissaient qu'avec des peines et des retards incalculables; 8,000,000 ont été destinés à y construire une route pavée. £,200,000 francs de travaux ont été faits ; la roule sera achevée en 1814 ; elle le serait actuellement si Ton avait découvert plus tôt les carrières de grès qui en assurent la bonne et solide < construction.
D'Anvers à Amsterdam, des sables et des marais coupés de digues et des fossés rendaient les communications lentes et difficiles, lorsqu'elles n'étaient pas entièrement interceptées. Déjà les deux tiers de la route qu'il a fallu ouvrir sont pavés; elle sera terminée en 1815. Sur 6,500,000 francs qu'elle doit, coûter, on a dépensé 4,500,000 francs.
La route de Wesel à Hambourg n'existait pas il y a trois ans , elle est ouverte partout, et terminée sur plusieurs points ; elle coûtera 9,800,000 francs. Déjà Ton a fait pour 6,000,000 de travaux. De Maesfricht à Wesel aucun chemin constant n'était tracé dans les sables; une route qui a coûté 2,100,000 francs est construite.
La roule de Paris en Allemagne était à peine ébauchée entre Metz et Mayence; 5,000,000 en ont fait une des plus belles routes de l'Empire.
Outre ces dépenses, 219 millions ont été employés depuis neur ans à ce grand nombre de routes qui traversent l'Empire dans tous les sens, et dont chaque année voit améliorer la situation.
Douze millions ont été employés à la construction des ponts entièrement achevés de Verceil et de Torione, sur la Sesia et sur la Scrivia, de Tours sur la Loire, de Lyon sur la Saône, près de l'Archevêché ; et à celle de tous les ponts de la route de Lyon à Marseille, jadis si incertaine par les rivières et les torrens qui In traversent.
Deux grands ponts se construisent dans nos départemens audelà des Alpes ; celui de Turin sur le Pô ; on y a dépensé 1,850,000