CHAPITRE VllI
L'empereur à Berlin. — Aventure avec une jeune Allemande. — - Entretien muet. — Infortunes de la petite Berlinoise. — La rein« de Prusse et les duretés de Napoléon. — L'empereur en Pologne ; ses lettres à Joséphine. — Mme Walewska: Napoléon devient amoureux d'elle et lui écrit. — Lenteur de la belle Polonaise à capituler. — Premier rendez-vous. — Relations suivies. — Mme Walewska rejoint l'empereur au château de Finkenstein et reste trois semaines avec lui. — Leur amour réciproque. — Retour de l'empereur à Paris. — Encore Mme Gazzani : passe-droit fait en sa faveur. — Séjour de l'empereur et de sa cour à Fontainebleau. — Mme de B... reçoit l'empereur, la nuit, dans sa chambre. — Mme Savary.
Déçu de ses espérances coupables du côté de sa fille adoptive, Napoléon se consola dans les bras de la complaisante Mme Gazzani. Puis la politique absorba presque tout son temps et la guerre avec la Prusse l'arracha à sa capitale.
Elle ne l'arracha pas aux distractions dont il avait un peu pris l'habitude à Paris. 11 est vrai que, cette fois, ce n'est pas lui qui courut après elles; elles vinrent bel et bien le chercher, comme s'il n'avait pas quitté les Tuileries.
On sait que les officiers français eurent beaucoup de succès auprès des belles Prussiennes. « Cellesci, a dit un officier qui prit part à cette campagne de 4806 et écrivait au jour le jour ses impressions, sont vives et sémillantes. A Berlin, elles sont petites, sveltes, de la tournure la plus voluptueuse, et
d'une figure fine autant que séduisante. S'il faut en croire les officiers de ma connaissance qui habitent cette capitale depuis plusieurs mois, ces dames ont assez bonne opinion de leurs charmes pour ne pas chercher à en augmenter le prix par une longue résistance (1). »
La jeune personne dont il va être question partageait évidemment cette bonne opinion sur ses propres charmes, car, d'abord elle osa élever ses vues ambitieuses jusqu'à l'empereur Napoléon, au lieu de se borner à plaire, comme les autres, à de simples officiers, et ensuite elle ne chercha, pas plus qu'elles, à en augmenter le prix par une longue résistance. Un matin, donc, que l'empereur passait une grande revue à Berlin, une jeune fille accompagnée d'une personne âgée s'approcha des officiers qui l'entouraient et demanda la permission de lui remettre une pétition. Conduite auprès de l'empereur, elle lui tendit un papier qu'il mit dans sa poche en promettant de lexaminer le jour même. Les deux femmes alors se retirèrent. Rentré au palais de Charlottenbourg, où il avait établi son quartier général, l'empereur lut la pétition et la remit à Constant en disant : « Constant, lisez cette demande, vous y verrez la demeure des femmes qui me l'ont présentée. Vous irez chez elles pour savoir qui elles sont et ce qu'elles veulent. » Constant lut la lettre : on y implorait simplement la faveur d'un entretien particulier avec l'empereur.
Selon l'ordre de son maître. Constant se rendit à l'adresse indi(iuée. Il fut reçu par les deux femmes du matin. L'une était une jeune fille d'une beauté
(1) Général Flnithi des Odoards, Journal, p, 111.
«lerveilleuse, qui ne devait pas avoir plus de quinze ou seize ans; l'autre semblait être sa mère. Celle-ci savait à peine quelques mots de français, tandis que la jeune fille n'en comprenait pas un. Constant lui demanda si elle savait l'italien, à défaut du français, pour se faire entendre de l'empereur. Elle ne le savait pas davantage. Il comprit alors, et la grande beauté de la jeune Berlinoise l'aida à comprendre, de quelle sorte d'entretien il devait être question, ïl parvint aussi à saisir, à travers le langage malaisé de la mère, que celle-ci était veuve d'un officier prussien et qu'elle ambitionnait l'honneur d'être présentée à l'empereur en même temps que sa fille.
Constant lui représenta que la lettre ne demandant une audience que pour sa fille, il lui semblait nécessaire que celle-ci ne se fit point accompagner. L'étiquette le voulait ainsi. La mère s'inclina devant l'étiquette et n'insista pas. Puis Constant se retira et alla rendre compte de sa mission à son maître.
L'empereur vit bien de quoi il était question. Ce n'était pas la première fois qu'il recevait des demandes de ce genre, et s'il les renvoyait généralement au ministre de la police par mesure de sûreté — car il ne voulait point fournir à quelque exaltée l'occasion de renouveler sur lui, nouvelle Judith, le mauvais tour que l'ancienne avait joué à Holopherne, — il fit ce jour-là une exception pour la jeune pétitionnaire sur la beauté de laquelle Constant lui contait des merveilles, et donna l'ordre au valet de chambre de la lui amener le soir même.
Sur les dix heures, donc. Constant monta en voiture et alla chercher la belle enfant. La mère tint absolument à accompagner sa fille : les convenances... la morale... et puis il y avait tant de mau-
vaises langues à Berlin que, si l'on voyait sa fille sortir seule avec un monsieur, le soir, en voiture, on pourrait faire des caquets : l'honneur de sa fille était son seul bien, et elle devait, en bonne mère, veiller à sa conservation. Elle vint donc elle aussi au palais. Constant la fit asseoir dans un cabinet, tandis qu'il conduisait la jeune fille à l'empereur.
De quoi fut-il question entre Napoléon qui ne savait pas l'allemand et la belle Prussienne qui ne savait ni le français ni l'italien? Ce ne fut évidemment pas de métaphysique, comme jadis avec Mme de Rémusat, mais plutôt de choses purement physiques. Toujours est-il qu'ils parvinrent à s'entendre, car la nuit tirait à sa fin et les deux interlocuteurs n'avaient pas encore terminé leur entretien.
Le matin arrivant, l'empereur sonna. Constant, qui, lui aussi avait passé une nuit blanche que la présence de la vieille dame n'avait pas contribué à égayer, accourut. Napoléon lui ordonna de lui apporter quatre mille francs, et il les remit lui-même à la jeune fille. Celle-ci parut enchantée devant le petit tas d'or que l'empereur versa devant elle et rejoignit sa mère. Contente de ne pas avoir laissé sa fille aller seule au palais, fière d'avoir sauvegardé les convenances, elle remonta avec elle en voiture et Constant les accompagna jusqu'à leur porte.
L'empereur, qui n'était guère discret sur ses amourettes et aventures galantes, ne manqua pas — faute d'avoir l'impératrice sous la main pour lui conter celle-ci — de faire part à Constant de ses impressions. La jeune Prussienne était fort de son goût, mais, ce qu'il trouvait agaçant, dans ce tête-àtête amoureux, c'est que, de part et d'autre, on n'avait pu se rien dire. Cet entretien muet ne semble
2i6 NAPOLÉON AMOUREUX.
pas d'ailleurs lui avoir trop déplu. Il avait eu, du moins, cet avantage sur les autres, c'est que l'on ne se pu' dire les mensonges ou tout au moins les bêtises accoutumées: on se borna à les faire.
Si l'on désire savoir ce que devint la petite Berlinoise qui, sans parler, parvint à rendre intéressant pendant toute une nuit son tête-à-tête avec Napoléon, Constant nous apprend qu'elle fut enlevée par un officier français. Celui-ci apparemment savait l'allemand, puisqu'il avait pu lui faire part de ses sentiments, et la jeune personne qui semblait avoir pris goût aux entretiens particuliers avec les Français, n'avait pas fait difficulté de le suivre.
Il y avait peu de jours que Constant était rentré à Paris, avec son maître, à la suite de la paix de Tilsit qui mit fin à la guerre contre la Prusse et la Russie, lorsque, passant un jour dans la rue de Richelieu, il fut accosté par une femme assez mal mise et dont le chapeau, s'avançant démesurément sur le front, dissimulait presque entièrement le visage. Cette femme s'excusa de l'aborder ainsi en pleine rue. Comme elle avait levé la tête pour lui parler, Constant reconnut la jolie figure de la petite Berlinoise. Elle parlait maintenant assez bien le français, mais avec un accent qui ne laissait pas que de donner un certain charme à ce qu'elle disait. Elle conta ce qui lui était arrivé depuis Berlin. C'était toute une histoire. Elle avait eu la faiblesse de céder aux instances d'un colonel français qui lui avait juré un amour éternel. Ce colonel espérait, du moins elle crut le démêler dans sa conduite ullérieure, que l'empereur lui accorderait sa protection s'il l'épousait. Ce honteux calcul ne parvint point à obtenir l'assentiment du souverain, et son auteur, qui semble n'avoir eu
qu'une bien vague notion de l'honneur, abandonna alors dans une maison suspecte celle dont il avait songé à faire sa femme. Depuis, la malheureuse se débattait dans une misère noire et ne désirait plus (jîie de retourner à Berlin. Mais elle n'avait pas de (iiioi faire le voyage.
Constant s'intéressa à cette victime de la corruption humaine et, le soir même il conta à l'empereur en le déshabillant, la rencontre qu'il avait faite.
« L'empereur, dit-il, se réjouit d'apprendre que la jolie étrangère parlait assez bien le français, et il eut quelque velléité de la voir de nouveau. Mais je me permis de lui faire observer qu'il était à craindre qu'elle ne fût plus digne de ses soins, et je lui racontai les voyages et aventures de la pauvre délaissée. Mon récit produisit l'eftet que j'en attendais ; il refroidit considérablement Sa Majesté et excita sa pitié (1). » L'empereur, efïectivement ému du malheur d'une jeune personne dont il avait apprécié la ravissante beauté, donna l'ordre à Constant de lui compter, comme à Berlin, quatre mille francs et de l'engager à retourner au plus tôt dans son pays. C'est sans doute ce qu'elle fit, car Constant s'aquitta de sa mission, reçut les marques de la vive reconnaissance qu'inspirait à la pauvre femme la générosité de l'empereur et, depuis, on n'eut plus de ses nouvelles.
On n"a point parlé d'autres aventures galantes de l'empereur pendant son séjour en Prusse. La belle et gracieuse reine de Prusse, aussi séduisante alors par ses malheurs que par le charme de toute sa personne, essaya de fléchir sa rigueur et d'obtenir
(1) Constant, Mémoires^ t. II, p. ÎO.
pour son pays des conditions moins dures. Mais Napoléon fut inflexible et, tout en répondant avec grâce à la reine, il ne se laissa pas attendrir par ce charme qui touche tout homme au cœur devant une beauté malheureuse. 11 écrivait de Tilsit à l'impératrice, le 8 juillet 1807: « La reine de Prusse a été réellement charmante ; elle est pleine de coquetterie pour moi, mais n'en sois point jalouse; je suis une toile cirée sur laquelle tout cela ne fait que glisser. Il m'en coûterait trop cher pour faire le galant. » Sans faire le galant et sans songer à une intrigue qu'il savait n'avoir aucune chance de réussir avec cette reine vertueuse. Napoléon s'efforça plus tard de réparer par quelques gracieuses attentions les duretés qu'il avait eu le tort de se permettre contre elle dans ses bulletins.
Si l'empereur se montra de marbre devant la séduisante souveraine, il y avait à cela un motif qui en diminue peut-être le mérite. Il était amoureux. Encore ! Oui, mais, cette fois, plus amoureux qu'il ne l'avait jamais été, si ce n'est de Joséphine, en 1796.
On sait que, les armées prussiennes détruites, les troupes françaises allèrent au-devant des Russes et que la guerre fut transportée en Pologne. Napoléon avait établi son quartier général à Varsovie. Il passa dans cette capitale tout le mois de janvier de l'année 1807. Installé aussi luxueusement que le permettaient les ressources du pays dans le palais de Varsovie, il recevait les plus grands seigneurs de la noblesse polonaise qui rêvaient le rétablissement de l'ancien royaume de Pologne et mettaient en lui toutes leurs espérances. Sans rien promettre, Napoléon s'enquérait auprès de chacun des res-
sources du pays en hommes, en chevaux, en vivres, et, par des paroles bienveillantes, entretenait les illusions et les espérances. Aussi était-il l'objet d'un enthousiasme incroyable à Varsovie. On lui donnait des fêtes superbes, on lui oftrait des bals auxquels on venait de cinquante lieues à la ronde. Et, aux inquiétudes jalouses de Joséphine qui redoutait toujours les infidélités du volage, il répondait: « ...Du reste, tu as tort; je ne pense à rien moins, et dans les déserts de la Pologne l'on songe peu aux belles... J'ai eu hier un bal de la noblesse de province : d'assez belles femmes, assez riches, quoique à la mode de Paris (1)... »
Il n'est pas probable que Napoléon, en répondant à Joséphine, ait songé si peu qu'il le dit aux belles. 11 cherche à rassurer sa femme, il lui raconte qu'il est dans des déserts mais il oublie qu'il lui parle aussi des bals qu'on donne dans ces déserts... Joséphine, elle, sait bien qu'il n'y a pas de bals sans femmes, et que les Polonaises ont une réputation de beauté méritée. Enfin, soit parce que Joséphine avait, comme l'a dit Mme de Rémusat, « un sentiment tendre pour un jeune écuyer de l'empereur, alors absent comme lui (2) », et que la préoccupation de ce sentiment lui fit désirer de se rendre auprès de son mari pour y retrouver son écuyer, soit qu'un pressentiment des infidélités qu'allait lui faire l'empereur excitât au plus haut point sa jalousie, elle insistait de toutes ses forces pour venir le rejoindre. Napoléon, de son côté, protestait que, tout en s'ennuyant beaucoup loin de sa femme, il ne lui était pas
(1) Lettres de Napoléon à Joséphine, 1. 1", pièce LXXIll, 3 décerna bre 1806.
(2) Mme de Rémusat, Mémoires, t. 111, p. 118.
possible de la laisser venir en pays si lointain. « Toutes ces Polonaises sont françaises, lui écrivait-il; mais il n'y a qu'une femme pour moi. La connaîtrais-tu? Jeté ferais bien son portrait, mais il faudrait trop le flatter pour que tu te reconnusses... Ces nuits-ci sont longues tout seul (1). »
Il n'allait pas tarder à ne plus les trouver si longues ; il est vrai qu'il ne serait plus tout seul.
A l'un des bals qui lui furent off*erts par la noblesse polonaise, dès les premiers jours de son arrivée à Varsovie, Napoléon qui, depuis Berlin, avait gardé une continence absolue et avait ses sens allumés par la vue des belles Polonaises dont le teint mat et les yeux brillants resplendissaient sous les feux des lustres, Napoléon ne fut pas long à remarquer une jeune femme blonde aux yeux bleus, dont la peau était d'une blancheur éblouissante et dont le maintien, modeste et réservé, tranchait avec les allures peut-être un peu trop décidées des autres femmes. Il demanda quelle elle était. On lui répondit que c'était Mme Walewska, qu'elle était mariée à un vieux comte polonais qui, d'humeur sombre et taciturne, de mœurs austères et rigides, ne devait assurément pas faire le bonheur des vingt-deux ans de sa belle épouse, non pas qu'il ne l'aimât point, mais quel accord pouvait-il y avoir entre l'affection grave d'un vieillard et les fantaisies primesautières d'une toute Jeune femme ?
Ce qu'on dit à l'empereur excita aussitôt son intérêt. Qu'y a-t-il de plus capable de faire naître les sentiments romanesques au cœur d'un homme, que la situationd'une jeune beauté qu'un mariaged'argent
(1) Lettres de Napoléon à Joséphine, t. I'^'", pièce LXXII, Posen, 2 décembie 180G.
semble avoir sacrifiée à un vieillard ? La tête aussitôt se monte, on aperçoit cette femme à travers le prisme grossissant du sacrifice et l'on ne rêve plus que de consoler la malheureuse de l'injustice du sort. « L'empereur vit cette dame avec plaisir et se sentit entraîné vers elle au premier coup d'œil (1 ). » De plus, il la considéra, d'après ce qui lui en fut dit, comme une femme sacrifiée et(( cette idée accrut l'intérêt passionné qu'elle inspira à l'empereur dès qu'il la vit (2) ».
Napoléon s'approcha de Mme Walewska et lui parla aimablement. Aussitôt s'engagea entre eux une conversation où la jeune femme sut faire briller le charme d'un esprit assez cultivé et développé par une bonne éducation. Sa voix, d'un timbre le plus harmonieux du monde, faisait valoir tout cela on ne peut mieux. Un peu de coquetterie par-dessus le marché, mais une coquetterie discrète, léger voile de mélancolie derrière lequel se drapait sans en avoir l'air et au travers duquel s'estompait, nuageuse, cette petite merveille aux yeux bleus, ne nuisait pas à cette mise en scène. Et elle était d'autant plus intéressante à étudier, cette jeune femme, que son attitude laissait deviner, mais seulement aux cœurs assez délicats pour distinguer les nuances, qu'elle n'avait point rencontré le bonheur dans le mariage.
L'empereur, qui était dans un état d'âme à trouver beau tout ce qui venait de cette jeune Polonaise, s'échauffa sur son sort. Comment était-il possible que cette grâce discrète, que ce charme incomparable, que cette taille faite au moule, que cette tournure à
(1) Constant, Mémoires, t. H, p. 340.
(2) Duc de Rovigo, Mémoires, t. III, p. 27.
faire ramper sur ses pas, que tant de jeunesse et de beauté enfin eussent été sacrifiés à un vieillard imbécile? C'était bien parla plus inepte combinaison du sort. Ne lui appartenait-il pas, à lui, Napoléon, de réparer cette erreur du destin, dans la mesure du possible, en prodiguant à cette malheureuse victime les consolations et les bonheurs qu'elle méritait plus que toute autre femme ? Évidemment ce n'était que justice.
Quand on est impliqué dans une aff'aire ou engagé dans un raisonnement où l'on a quelque intérêt amoureux, les sophismes vont leur train et l'on devient généralement la dupe de son cœur ou de ses appétits. Si Napoléon, en cette circonstance, s'était avisé, comme il se faisait fort de le faire, de « décomposer son amour pièce à pièce » et qu'il eût mis de côté les dehors romanesques sous lesauels se présentait à son imagination cette jeune Polonaise, il aurait reconnu que le roman, en somme, se réduisait à peu de chose : il voyait une jolie femme, il la voulait, et, comme il était empereur, elle ne devait pas lui résister. C'était là toute l'affaire.
Il était cependant plus emballé qu'il le fut jamais pour d'autres femmes, et l'empressement passionné qu'il laissa paraître dans son entretien avec elle ne dut laisser aucun doute à la jeune femme sur la conquête qu'elle venait de faire du grand conquérant.
Aussi, si cette constatation fit rêver Mme Walewska, elle empêcha Napoléon de dormir. « Le lendemain du bal, a dit Constant, l'empereur me parut dans une agitation inaccoutumée. Il se levait, marchait, s'asseyait et se relevait de nouveau ; je croyais ne
M™'' EEGXArO DE SAIXT-JEAX D'AXGELY (née de Bouneuil) femme du comte, secrHiire d'Etat de la famille impériale, ministre, etc. (1762-1819 d'après le portrait peint par Gérard.