‹ Napoléon apocryphe, 1812-1832Chapitre 101 sur 154 · DESTRUCTION · texte numérisé non relu

DESTRUCTION

portes. Napoléon lui-même entra enlin dans Saint-Jeand'Acre qui ne pouvait plus fermer les siennes. Le corps ‘ d'armée sous le commandement du roi de Westphalie fut dirigé vers Alep; et pendant quelque temps, l'armée se reposa ainsi dans ces provinces, occupées désormais sans obstacle.

Cependant le roi d'Italie, qui était demeuré à Jérusalem avec cinquante mille hommes, reçut bientôt l’ordre d'entrer en Arabie et de marcher directement sur Médine et la Mecque.

Dans ces villes étaient encore deux foyers de mahométisme que Napoléon résolut d’éteindre sans retard. Les plus grands pouvoirs furent attribués au roi Eugène. * L’approbation de tous ses actes et de ceux de son armée lui était assurée d'avance, et ce n'était rien moins que permettre la barbarie et la destruction, deux moyens nécessaires en Orient, et qui sont comme le droit public du pays.

Le roi d'Italie emmena seulement avec lui vingt-cinq mille hommes de troupes choisies de son armée; il entra en Arabie et arriva à marches forcées devant Médine. À son approche, quelques troupes musulmanes, restées fidèles dans ce sanctuaire de leur foi, essayèrent une vaine résistance; elles furent exterminées. L'armée française entra sur-le-champ dans la ville, drapeaux tricolores et étendards au signe de la croix déployés, et ne fit halte que devant la mosquée célèbre où sont les trois tombeaux de Mahomet, d'Omar et d’Abubeker. Le roi les fit immédiatement détruire sous ses yeux ; le marbre blanc du tombeau du prophète fut pulvérisé, et ces débris, ainsi que quelques restes informes trouvés dans les tombeaux, furent profanés et jetés dans le temple avec les ornements du culte déchirés et détruits. Après l’accomplissement de ces saintes profanations, le roi d'Italie fit fermer les portes de l'édifice, et malgré les

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