‹ Napoléon apocryphe, 1812-1832Chapitre 24 sur 154 · CONCORDAT · texte numérisé non relu

CONCORDAT

des évêques, et de tous les fonctionnaires et établissements ecclésiastiques.

Le droit souverain de faire grâce dans la même circonscription appartenait également au pape et à Jl'empereur, qui pouvaient l'exercer indépendamment l’un de l’autre.

Ainsi le pouvoir religieux tout entier, et une partie des droits de la souveraineté, étaient rendus au pape, les richesses du saint-siége et ses possessions lui étaient restituées, des revenus plus considérables qu'ils n'étaient avant ce nouvel état de choses lui étaient attribués, et toutes les dépenses de ses États étaient laissées à la charge du trésor public de l'empire.

Un pareil concordat et le décret qui l’accompagnait étaient inespérés dans les circonstances où était placé alors le chef de l'Église. Il erut avoir bien mérité de Dieu et de sa conscience en acceptant des conditions qui relevaient la grandeur de Ia tiare. Il n’attendit pas la -promulgation du concotdat pour donner aux évêques nommés l'institution qu'il leur avait refusée jusque-là, et pour changer en un bref de louange et d'action de grâces la sentence d’excommunication lancée contre le grand empereur qui venait aujourd'hui réparer les outrages, et apporter à l’Église le solennel présent de la réunion de la communion grecque.

Tout ce qui eut lieu dans ces courtes conférences de Fontainebleau ne fut pas entièrement connu alors. L’arrivée inopinée du roi Charles IV d'Espagne, qui vint de Compiègne dans la matinée du %3 juin, et prit part à une conférence, donna fortement à penser aux deux cours qui peuplaient alors le vieux château de François [*.

Le soir même de ce jour, Napoléon prit congé du saint père, el gagnant la route d'Orléans, il se dirigea vers l'Espagne.

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