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V. — Causes de la défaite

Pendant toute la nuit du 17 au 1 8, le temps a été horrible, ce qui a rendu les terres impraticables jusqu'à neuf heures du matin. Cette perte de cinq heures depuis la pointe du jour a été toute à l'avantage de l'ennemi. Mais son général pouvait-il faire dépendre le sort d'une pareille lutte du temps qu'il ferait dans la nuit du 17 au 18.^ Le maréchal Grouchy, avec trentequatre mille hommes et cent huit pièces de canon, a trouvé le secret, qui paraissait introuvable, de n'être dans la journée du 17, la nuit du 17 au 18, la matinée du 18, ni sur le champ de bataille du mont Saint-Jean, ni sur Wavre. Mais le général anglais a-t-il reçu l'assurance de ce maréchal qu'il se fourvoierait d'une si étrange manière.? La conduite du maréchal Grouchy, qui s'était distingué si souvent, depuis vingt ans, à la tête de la cavalerie, était aussi imprévoyable que si, sur la route, son armée eiat éprouvé un tremblement de terre qui l'eût engloutie.

Si le maréchal Grouchy eût été sur le champ de bataille de Mont-Saint-Jean, comme l'ont cru le général anglais et le général prussien pendant toute 'la nuit du 17 au 1S, et toute la matinée du 18, et que le temps eût permis à l'armée française de manœuvrer dans les terres à quatre heures du matin, avant sept heures l'armée anglo-hollandaise eût été écharpée, éparpillée ; elle eût tout perdu. Et si le temps n'eût permis de commencer la bataille qu'à dix heures, à une heure après midi l'armée anglo-hollandaise eût fini ses destins. Les débris en eussent été rejetés au delà de la forêt ou dans la direction de H al. On eût eu tout le temps dans la soirée d'aller à la rencontre du maréchal Bliicher et de lui faire éprouver un pareil sort. Si le maréchal Giouchy eût campé devant Wavre, le soir du 17, l'armée prussienne n'eût fait aucun détachement pour soutenir l'armée anglaise, et celle-ci eût été complètement battue par les soixante-deux mille Français qui lui étaient opposés (1).

(Il observations sur la campagne. Il y en a neuf, c'est la huitième. — D.ins ses propos d'exil, c'est le même théine. Il rejette tour à tour sur Ney, Drouet d'Erlon, Grouchy, la responsabilité d'une délaite qui tient, en realité, âu.\ fautes commises dans les journées du i6, du 17 et du 18. Et c'est aussi la f^uie de la «fatalité ••. — « Journée incomprèliensible; concours iie fatalités inoutcs. — Ce que peut la fatalité quand elle s'en mêle! En trois jours, j'ai vu trois lois le destin de la France, celui du monde écliapper à me-; minhinii^iin^ • 1 Minu'n.il.

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