‹ Napoléon en Égypte,: poëme en huit chantsChapitre 5 sur 9 · PTOLÉMAÏS · texte numérisé non relu

PTOLÉMAÏS

Tout (iiit deyant Murât ; sa formidable épée , Sur une foule obscure à regret occupée, Frappe du même coup Ismaêl et Pharan ; Il renverse Hassem, contempteur du Coran, Hassem, qui, possesseur des vignes dldumée.

Vidait dans les festins sa coupe parfumée ; Sur le pavé sanglant il précipite encor Dragut y Orcan , Sédir, chers au peuple de Tor ; Puis , comme fatigué d'qn combat monotone , Il saisit un coursier que le hasard lui donne , Et s'élance au galop dans la vaste cité.

Bientôt de ses quartiers fuyant Tobscurité , Sur le môle désert le cavalier s'arrête :

Il détache un canot quejserce la tempête , S'y jette tout armé, rompt la chaîne du port^ Double la tour maudite , et , voguant vers le nord ,

Il descend en vainqueur sur la longue esplanade Où Taqueduc d'Achmet s'élève en double arcade.

Tandis que le héros , d'un vol av<entureux , Parcourait de ces mure les sentiers ténébreux , Et que nos bataillons, arrêtés dans la ville, Prodiguaient en mourant un courage inutile , Les vaisseaux d'Angleterre, apparus sur les eaux,

De leur ceinture en feu démiisqueiit les créneaux ; Jusque sur le glacis leurs tonnantes voléeâ Atteignent des chrétiens les masses reculées ^ Et l'aspect imprévu d'un allié puissant Ressuscite l'effort des soldats du Croissant. Aux lueurs de ces feux, le Tigre et le Thésée Ont lancé leurs canots sur la mer apaisée ;

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