‹ Napoléon en Égypte,: poëme en huit chantsChapitre 7 sur 9 · PTOLÉMAÏS · texte numérisé non relu

PTOLÉMAÏS

£t les doubles éclairs du rempart et des cieux Rérélaient aux soldats ces sublimes adieux.

Kléber part ; la colonne , à sa voix attentive , Remonte du Bëlus la solitaire rive.

L'armée au même instant, que la yoix du tambour Arrache de l'assaut prolongé sous la tour , S'arrête tout-à-coup , d'épouvante saisie ; Elle a vu s'élancer vers la route d'Asie , Comme un spectre sorti de la ville des morts , Le farouche El-Modhi sur un cheval sans mors ; Un cri d'horreur le suit ; Murât , que rien n'étonne , Seul, se précipitant vers le rempart qui tonne , Ouvre ses bras nerveux pour le saisir'vivant ; Mais l'horrible étranger a fui comme le vent.

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