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Le soldat, sur le sol l;ui{>,iiissamment coiiflu' A ce lâche trépas s est lui-inème arraché ;
Il s'apprête à la marche , et sa vue attentive
Épie à l'orient une aurore tardive.
Elle luit ; mais ses feux , sur la plaine tombés ,
Dorent à Thorizon des nuages plombés ;
L'air est calme, et pourtant, comme par nu prodi}>e .
L'épine des nopals frissonne sur leur ùr>v.
Privé de ses rayons, le soleil élargi
Semble un disque de fer dans la foi'ge rougi ,
Li: DKSKHT.
Et, ln}jiil)i'(^s sijTiiaiix d'uw ciisc |)i()(Ii;iiii(' ,
Des bruits mystérieux résonnent dans la plaine.
Soudain \o chanieliei', «Mitant de ee désert ,
A montré le midi de touibillons couvimI.
« Voyez-vous, a-t-il dit , cette arène mouvante!
« Le simoun ! le simoun !... » Ce loujj cri dépoiivanic
Glace les bataillons dans la plaine arrêtés.
Et TArabe senfuil a pas précipités.
Il n'est plus temps : déjà le venl de llamme airi\e
Il pousse en mu{>;issanl son h;dein(> massive.
MO CHANT CINQUIEME
Éleiid sur les soldats son immense rideau ,
Et creuse sous leurs pieds nn mobile lomlteau.
La trombe gigantesque , en traversant l'espace ,
Du sol inhabité laboure la surface ,
Et son aile puissante au \ol inattendu
Promène dans le ciel le désert suspendu.
Ainsi planait la mort dans la nue enflammée,
Ainsi le vent de feu grondait sur une armée ,
Quand les Perses vainqueurs , de dépouilles cou\erts,
Du saint temple d'Ammon profanaient les déserts :
Sacrilèges fureurs ! Sous la dune brûlante ,
Le kamsim étouffa cette armée insolente.
Et, vingt siècles après, les peuples musulmans
Des soldats de Cambyse ont vu les ossements ^
Mais de Napoléon l'étoile lumineuse Suivait dans le désert la France aventureuse : En vain le vent de flamme , élancé vers le noi'd Sur l'armée a vomi ses éléments de mort;