ABOUKIR
Volonl CVS aililleiirs qui. i)rompts comme Icrlnir, Font rouler le canon sur ses ailes de 1er; De sa bouclie d airain la mitraille vomie Creuse de lourds sillons dans la horde ennomic. A rinstant le canon, l'arsenal qui le suit. L'artilleur cavalier, tout s'échappe, tout fuit; Sur la li{^,ne où (^ronda la redoute enflammée, L'ennemi n'atteint plus qu'une épaisse fumée.
Et \ers mi hiit lointain reprenant son essor.
Le cninon vova.;>;eur tonne et s'envole encor.
El-Modhi, lanimaiit ses timides peuplades. Sèche, en poursuivant les tonnerres nomades : u Glorieux instruments des célestes desseins, u Venez, lils du désert, Arabes, Abyssins! « Voyez comme le plomb bondit sur ma poitrnie ! <. Mon souffle éteint le feu, mon regard extermine, a Répandu de mes mains, le sable que je tiens . Abattra dans leur \ol hs boulets des chivtiens. »
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CHANT inimEME.
ïl dit; (Ml même temps le «'entaiiiv saiivn<v(' Lance vers rennemi le sable du riva^^^e,
Et du dniu prophète iuvoquaut le saint noui, S élance sur la ligne où gronde le canon. Des tribus de Scnnaar la stupide phalange Hurlait avec respect les paroles de Fange. 0 terreur! tout à coup le céleste envoyé Bondit dans un éclair e1 tombe foudroyé!... Un long cri d'épouvante éclate dans la nue; Tout fuit : en ce moment une femme inconnue,
AHOl KIH.
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Sibylle du Coran, qui (\o son noir talon
Excite les flancs nns dnn sniiva^je étalon,
V(M's le corps d'El-Modhi vole et se précipite.
D^m infernal amour son sein lidé palpite;
Sa main sèche, exercée à fouiller les tombeaux.
Lie aux crins du coursier le cadavre en lambcauv.
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L'étalon, effrayé du faideau (|ui le souille, Porte au désert natal cvUo inlornu^ dcpouilh^-. Et Ton dit, de nos jours, que le coips du (icmcMi Uepose enseveli sous les sables d' Vinnn)n '.