I.S<; CHANT HUITIEME
\ tinvtM's la poussière ot les (lots de fumée, Les Osnianlis, du camp out vu fuir uue aiincM^ Ils ne soupeouueut pas que leurs làrlies amis lîegapjUeut les déserts qui les avaient vomis. A leurs veux fascinés, les clirétiens sont en fuite; Le bouillant Mustapha s'élance à leur poursuite: Mourad lui crie en \ain : < Quelle erreur te séduil? « Kébir est devant nous; c'est El-Modhi ([ui fuit. » (.iuulés par leur pacha que son orgueil entraîne. Janissaires, spahis, se jettent dans la plaine: T'ous, gorgés d'opium, enivrés de leurs cris, De leur camp protecteur ont quitté les abris ; Tous, altérés de sang et d'horribles conquêtes, Pour les tours du sérail vont moissonner des tètes.
Bonaparte s'écrie : <> Us tombent sous nos coups. » Prends la charge, Murât, la bataille est à nous; < Va leur montrer ce bras que riigypte redoute, H Et jusque daus la mer écras(* leui' (I(M'(»iiI<'.
ABOl'Kin.
— (Jui, icpoiul lo liéros, sur la scllo {;raii(li. Tu vas voii' si dcja mon bras s'est engourdi; Ce sabre et mes dragons t'assurent leui' défaite Jamais tu ne m oiïris une si belle tèle'! »•
il dil. e( \ers b's Turcs, à Ilots pi'éeipités. Il eniraine avec lui ses dragons indomptés, l!]scadrons de géants, dont l'adresse lalale Pousse comme un poignard Tépée horizonlah Tandis qu'à leur aspect, les ennemis troublés IlegagnenI de leur camp les abris reculés,