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Kléber, aux faiitassiiis iiiiprimaot son audace, De l'étroit promontoire emprisonne Tespace : Tous s'avancent, l'œil fixe, inclinés à demi, Et sur le premier rang montrent à l'ennemi
aCLLANSC
Cette lance française au 1er triangulaire, Du lusil tiède encor sanglante auxiliaire. Resserrés tout à coup dans ce cercle de dards. Les Turcs épouvantés trouvent sur leurs remparts Murât et ses dragons, Kléber et son épée : La route du désert aux vaincus est coupée ;
\a\ luci- l<'iii" i'^'^^«? ^^^^^' iiuiiiciisc, mais trompeur,
Où court 1(3 désespoir, où s engloutit la peui".
Quelque temps sur les Ilots ce graud débris suraatie,
Mais la^ile artilleur coiisoinme le carnage,
Kt des enfants d'Âllali reluge désastreux,
i;Océau calme (4 pur se leierme sur eux.
\oble France, bondis d'orgueil! sonnez, fanfares!
Sur ce champ de combat dépeuplé de barbares.
S'avance, tel (lu'uu dieu, l'impassible héros,
Paré de ses soldats et de ses généraux;
Les drapeaux d'Aboukir, du Thabor et du Caiiv.
Couronnent en llottaiit son chapeau militaire.
Murât, de la bataille arrivé le dernier,
A jeté sur ses pas Mustapha prisonnier ;
L'héroïque kléber, perçant la foule immense.
Vers son rival de gloire avec amour s'élance,
i:t sur son noble cœur le presse, en s'écriant :
. Aboukir a fixé le sort de l'Orient;
« Qu'aujourd'hui devant vous tout orgueil se ccml'oude :
. Vous êtes à mes yeux aussi grand cpie le monde". "
Mais la nuit, coiit'ondaiil le rivage et les llols, Aux vainqueurs d Ahoukir conseille h) l'epos; Les soldats, possesseurs des tentes du Bosplior<'. S étendent sur larène, ou le sang lume eiR*or(\ Demain, sur ces déserts quand le jour aura lui. Peut-être ils pleureront leur ,<i;loire d'aujourd'hui ! Cette nuit un vaisseau sorli d'Alexandiie A reçu le guerrier qu'implore sa patrie;
Il vogue sur les Ilots, et craint que le soleil De ses \ieu\ compagnons ne liàle le réveil
AUOUKIU. M)l
Tel mi pèro ontraîiK' dans un lointain voyago, \ riuMirc (In (l<'i)art (|ni glace le conrago, De ses enfants chéris redontant les adienx, Adend que le sommeil ait pesé snr leurs veii\. Le père de Tarniée, en qnittani eetle rive, A snri)ris dans ses yenx nne larme ImliNe; Mais il porte en son î\me nn regret moins amer; Ses soldats sont heni'enx, il lem laisse Klébei'.
VA l'armée orpheline, en sa moine alliliide. Contemplait de la mer limmense solitude! Soldats! pourquoi ces pleurs, ce deuil silencieux'.* On jour vous oublîi'ez ces funestes adieux; L'homme qui du désert osa fra\er les routes. Vous le retrouNcrez dans ces sanglantes joutes Où, de TEurope eutière acceptant les <lélis, La France belliqueuse a|)pellera ses fils. Chargé d'autres lauriei's. sui- la terre natale Il chérira toujours sa gloire (uienlale;
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CHANT inUTIEME.
Et tandis que ses vœux pressent ^otl'e r(M(Mii-, Les pompes de rÉj^ypte embellissent sa coui- : Et dans le Carrousel les mameluks du Caire
Ornent de leurs turbans sa {jarde eonsulaire.
Et vous (|ui, jdus lu'ureux, vainqiuHirs diin b»nj; exil
Aujourd'hui pour la Eranee abandonnez le Ml.
Lieutenants du héros dès ses jeunes années,
A son noble avenir liez nos destinées:
Un i<un', sous son manteau semé d'abeilhs d'or.
Géants républicains, vous grandirez (mumu-
Sa main, en vous jetant des li(^fs héréditaii'es,
(-har(j(M"a de lleni'oiis vos casques mililaii'es.
ABOUKir.. lOÔ
b]ckmiilil. Moiilclu'llo. lien/,, iMiniil. N<'»icli;"il(>l, Vous doniioroz au camp ini hiasou imuunlcl ! Le {\h\\c impérial qui dôliuil cl (jui fonde, P(mr vous, en ccussons découpera le monde; Et devant l'ennemi, sous le leu des canons, Duu baptême de san^j anobliia vos noms! Dans ce drame éclatant de quatorze ans de jjioirc. Commencé sur le Nil, achevé sur la Loire, Vous reverrez un jour vos généraux vieillis, Soldats du mont Thabor et d Héliopolis! Vos drapeaux, qu'agita Faquikm d'idumée.
Marcheront les premiers devant la grande armée. Vos pas ébranleront tout le Nord chancelant Aux plaines d'Austerlitz, d'Iéna, de Fridlaud : J(mrs de tète (KI, perçant un lideau de niiajjo. Le soleil dardera ses liiminenx présages. Bientôt des bords du Rhin vers 1 Asie élancés, Émules rajeunis de vos travaux passés, Épouvantant dv^ czars la sainte métropole, Vous ii'ez dans Moscou chercher les cleis du poh> ;
CHANT lU ITIKMK.
Et quand, pour échapper à vos puissantes mains. Le pôle, sous vos pieds, glacera ses chemins; Quand les lois, secouant leur stupeur léthargique. Convoqueront l'Europe aux champs de la Belgique Une dernière fois parés des trois couleurs, Soldats, vous combattrez dans ce ^allon de pleurs Oii la France, portant son dernier coup d'épée. Tombera digne d'elle, au visage frappée!!!
Mors de ce grand siècle, étonné de finir. Plus rien ne restera qu'un morne sou\enir. Sur une île de rocs dans 1 Océan jetée, Ea gloire et le génie auront leur Prométhée, Et les rois, renchaînant à cet écueil lointain. Au vautour britannique offriront un festin. Des nations en deuil sublimc^s mandataires, Trois hommes le suivront sui- les mers solitaires; Ils formeront la cour de son étroit palais. Et, sur un sol impur, sous un soleil anjjlais,
AiniiKin.
Volontaires captits dans 1 île sepiilciale. Serviront sans témoins son ombre impériale'. Ainsi, quand sous la voûte aux funèbres parois Memphis vit enfeimer le plus grand de ses rois, Consacrant à la mort un culte légitime. D'étranges courtisans suivirent la victime , E\ d'une gloire éteinte escortant les débris, Vivants, dans son tombeau, gardèrent Sésostrisî!!