‹ Napoléon en imagesChapitre 36 sur 59 · K». — LE CRAPAUD CORSE SOUS UNE HERSE · texte numérisé non relu

K». — LE CRAPAUD CORSE SOUS UNE HERSE

* Caricature faisant allusion à la détention de la Hollande. Le personnage qui est censé représenter Napoléon, et qu’on écrase sous la lierse, s’écrie : « Oli ! que ce Hollandais est lourd ! j’avais déjà Lien assez à porter auparavant 1 î ! » Toutes les nations coalisées se sont mises à tirer la lierse : le cosaque pousse à l’arrière-garde avec sa lance.

[Caricature de Ilowlandson, 27 novembre 1813.]

26(3. Cauchemar hollandais, ou L’accolade fraternelle rendue avec une pression hollandaise. — Napoléon, couché sur un lit de parade, parsemé d’abeilles, et dont les montants sont figurés par des faisceaux de licteurs, est en proie aux tortures d’un affreux cauchemar : un lourd Hollandais, assis sur sa poitrine, l’écrase complètement et, la pipe à la bouche, lui envoie au visage uüe bouffée de fumée, tout en criant : Orange, Boven. Au chapeau de ce personnage sont les couleurs de la maison d'Orange, c’est-à-dire de la dynastie nationale.

Caricature de Roivlandson, 29 novembre 1813.

* Guillaume-Frédéric d’Orange, le fils du dernier Stathouder, avait ôté rappelé par les Hollandais, après la bataille de Leipzig.

267. — Nap. et son associé Joé envoyés subitement au diable. — Le lourd Hollandais, toujours réjoui sous les drapeaux d’Orange, finit par songera se débarrasser des importuns de la manière la plus rapide. D’une main tenant sa pipe, de l’autre, en guise de maillet, une bouteille de skiedam, il se prépare à donner à Napoléon un échantillon de la force hollandaise.

D’un coup vigoureux, il envoie dans les airs le petit Corse, qui tombe dans les bras du « Père du Mal » (le diable) émergeant de son lac de soufre. Dans le lointain, un autre Hollandais fait prendre le même chemin au frère de Napoléon, Louis, créé comme on le sait, roi de Hollande et qui, dans sa fuite, perd la couronne (l).

‘ Caricature de Rowlandson , 30 novembre 1813.

(l) li I’a\ait déjà perdue, dépossédé en 1810 par Napoléon trouvant qu'il ne faisait pas observer avec assez de rigueur le blocus contineutal.

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