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redevables au roi de Naples. Talleyrand répondit que celte prétention n^était pas plus fondée que la souveraineté du pape sur Naples, que le gouvernement napolitain n'avait pas plus de raison pour exiger le faucon que le pape pour exiger la haquenée*.
Cependant les Anglais se déclaraient prêts à remettre Malte au grand-maître, quand il aurait été élu; en attendant, ils consentaient à y recevoir les 2 000 Napolitains, qui y arrivèrent en septembre 1802. Ils leur firent un accueil cordial, mais ne parurent point disposés à leur céder la place : ils n'avaient pas d'instructions du gouvernement de Londres. Même ils prenaient des mesures pour y demeurer; ils achetaient des vivres en Sicile; ils distribuaient des subsides à la population maltaise, en l'invitant à solliciter leur établissement définitif; ils faisaient de grandes dépenses pour Tembellissement de la ville de La Valette, pour la création d'un vaste jardin; si des querelles éclataient entre Maltais et Anglais, on s'arrangeait pour donner tort aux Anglais, afin de gagner l'affection des habitants; on ne punissait pas les gens de la populace quand il leur arrivait d'assassiner des soldats anglaise Si cela était pour un temps préjudiciable à la sécurité de ces derniers, le gouvernement anglais en espérait des compensations avantageuses.
Le Premier Consul hâtait l'élection d'un nouveau grand-maltre pour avancer l'évacuation de l'île par les Anglais. Il y rencontra des difficultés assez longues. Le dernier grand-maître de l'Ordre avait été le chevalier de Hompesch, qui avait si aisément capitulé devant Bonaparte en 1798. Il avait dû donner sa démission, et le tsar Paul I" sétait fait élire grand-maître par quelques chevaliers; le pape d'ailleurs n'avait jamais reconnu cette électioû. Paul P' avait créé en Russie un grand conseil pour l'administration de Tordre. Après sa mort en 1801, le tsar Alexandre 1" et le grand conseil invitèrent les divers prieurés à s'entendre pour lui donner un successeur.
L'entente n'était pas facile à établir, et les négociations furent lentes et laborieuses. Le gouvernement russe voulut obliger le pape à confirmer tous les actes de Paul P' concernant l'ordre de Malte; il exigea à ce sujet « une sanction générale, claire, simple
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