AIT. Etr., Rome, WO, f
2. Lettre de Consalvi à Petiet, 15 brum. IX : AfT. Etr., Corr. de Rome, n* 930, pièce 33.
tioDs ayantageases, par des Français établis à Rome; il y avait même eu quelque agiotage en cette affaire. Le gouvernement pontifical voulut reprendre les biens de l'Église. Le Premier Consul, par Tintermédiaire de lambassade d'Espagne à Rome, en attendant la nomination d'un agent français, s'efforça d'obtenir quelques ménagements, et le pape se fixa, par l'édit du 2& octobre 1801, à celte résolution : tous les acquéreurs de biens ecclésiastiques devraient les restituer et recevraient, à titre d'indemnité, le quart du prix d'achat*.
Celte affaire se prolongea pendant deux ans ; le Premier Consul obtint quelques décisions d'espèces assez avantageuses; il ne put pas donner satisfaction à toutes les exigences, parfois indiscrètes. Cacault lui-même, envoyé à Rome pour rétablir officiellement les relations entre le pape et la République Française, était obligé de prêcher la modération à ceux qui avaient déjà largement profilé des désordres de « la rapace République Romaine ». 11 écrivait à ce propos h Talleyrand : « J'aimerais à obliger mon ancien collègue Duveyrier (membre du Corps législatif), mais je lui dirais amicalement à lui-même : N'êtes-vous pas content de la fortune dont vous jouissez à Paris, des fruits de quelques années d'administration en Italie? Cette fortime va au delà de celle des Cochin, des Gerbier, à laquelle vous pouviez prétendre dans votre profession d'avocat. Vous êtes le seul citoyen français qui possède un tableau de Michel-Ange et un autre de Raphaël. Sachez enfin être content et satisfait *. »
Peu à peu l'affaire fut arrangée, au mieux des intérêts en préseoce ; l'ancien régime territorial fut restauré complètement dans les Étals de l'Église; toutes traces de la Révolution en disparurent.
Mais tout cela n'était encore que la liquidation du passé. Le pape et le Premier Consul pensaient avoir besoin l'un de l'autre pour la préparation d'un avenir qui les intéressait davantage encore.