‹ Napoléon en ItalieChapitre 135 sur 423 · Melzi, I · texte numérisé non relu

Melzi, I

dances délicates entre Bonaparte et Melzi *. . Par l'arrêté du 8 germinal an XI, il fut décidé que la route sur territoire italien serait exécutée par des ingénieurs italiens, toujours sous la direction principale d'un inspecteur français; ils y mirent la plus grande activité. L'œuvre devait être achevée en 1806; les Italiens se trouvèrent dès lors plus près de l'Empereur et de ses bienfaits.

En attendant, on se réjouissait de toutes les marques de sa bonté. Marescalchi lui écrivait, le 25 novembre 1802 ^ : « Le peintre David est venu m'inviter à aller voir un portrait auquel il travaille et dont il m'a fait entendre que vous vouliez faire présent au gouvernement de la République Italienne. Je me suis rendu à cette invitation avec l'empressement qu'elle devait naturellement exciter, et je ne puis m'empécher de vous témoigner combien j'ai été frappé de la beauté de cet ouvrage dans lequel l'artiste m'a paru se rendre presque digne du sujet. Mais ce qu'il m'est bien moins possible encore de contenir, c'est l'expression de la reconnaissance dont cette nouvelle marque de bonté paternelle m'a pénétré. Quel don plus précieux pouvez-vous faire au peuple italien que celui de l'image du héros qu'il admire, qu'il respecte, qu'il chérit et à qui il a conQé toutes ses destinées? Avec quels transports ce don sera reçu et contemplé ! »

C'est sans doute un morceau de cette littérature dont parle Botta.

Melzi lui-même, dans un message au Corps Législatif le 5 septembre 1802 ', explique tout au long que tout est pour le mieux dans la meilleure des Républiques. Les rapports de la République avec toutes les puissances étrangères sont excellents; on put craindre que le résultat des comices de Lyon n'amenât la guerre; cette crainte a été vaine; ils ont été suivis au contraire de la paix générale. L'Autriche elle-même a reconnu loyalement l'indépendance de la nouvelle République, dont l'avenir est ainsi garanti par tous les gouvernements. Au dedans les divisions et les dissensions d'autrefois disparaissent; les Italiens n'avaient « ni

1. Arch. nation., AF, IV, 1707. — 3e dois ces renseignements à M. Frédéric Barbey, qui va prochainement publier un ouvrage sur la Route du Simplon.

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