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AIT. Etr., Naples, n» 128, r

le roi^ réduit à la Sardaigne et retiré à Rome, trouvait dans le tsar de Russie un défenseur résolu. Le roi de Naples se rangeait forcément dans ce parti, pour tâcher d'échapper à la domination française : s'il avait accepté d'entrer dans le système politique de Bonaparte, il eût dû se résignera la condition de vassal. En vérité son entente avec l'Angleterre et la Russie ne fut pas si scandaleyse. Dès le mois de juillet 1803, Acton remerciait lord Nelson de la protection du gouvernement anglais et organisait avec lui un accord absolu dont la Russie elle-même fut jalouse.

Mais aussi ses dissentiments avec le gouvernement français devinrent plus graves, à mesure que Bonaparte put constater l'influence grandissante de l'Angleterre. Le gouvernement napolitain s'efforça de cacher son jeu, dans la crainte d'un châtiment soudain; il essaya de donner des preuves éclatantes de son amitié pour la France. Ce fut la curieuse histoire du complot MaruUi *.

Dans le courant d'octobre 1803, le chevalier Acton apporta à Alquier des renseignements extraordinaires. Le général Lecchi, ancien chef de la légion italique en 1800, commandait la garnison française à Bari; il avait auprès de lui, comme commissaire du gouvernement napolitain, le capitaine MaruUi. Celui-ci était venu trouver Acton pour lui demander une entrevue de la part de Lecchi, par exemple à mi-chemin entre Bari et Naples, sous prétexte de chasse. Acton avait refusé, Marulli lui avait demandé au moins de recevoir Lecchi la nuit à Castellamare. Acton avait encore refusé, mais il avait assuré qu'il verrait volontiers le général à Naples, et il avait pressé Marulli, même par menaces, de dire ce qu'il savait de ce mystère. Et Marulli avait parlé.

Un complot s'était formé dans la République Italienne pour secouer le joug français; il s'était étendu sur toute l'Italie méridionale. 11 s'agissait d'att!aquer les Français le même jour sur tous les points; l'exécution était facile; la France était occupée contre l'Angleterre; pendant que des troupes régulières de la République

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