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que l'existence des ordres, couvents, collèges et monastères ayant pour but l'instruction et l'éducation de la jeunesse, les soins aux malades et autres devoirs dirigés vers l'utilité publique. Le pape protesta contre cette loi réglementaire comme il avait protesté contre les articles organiques du Concordat français; il ne la reconnut pas davantage \
11 profita de ce désaccord pour ne pas observer même le Concordat qu'il avait ratifié. Ainsi les acquéreurs de biens nationaux ne furent autorisés à les garder qu'après avoir demandé l'ab solution au pape et payé une aumône dont le montant était fixé par leur confesseur; même l'absolution qui leur était accordée par le pape ne les autorisait qu'à la perception des fruits, le fonds devant être tenu toujours à l'ordre et à la disposition de l'Église'.
Ce conflit avec Bonaparte ne fut jamais résolu. Le Concordat ne fut appliqué dans la République Italienne, devenue alors le royaume d'Italie, que par un décret de Napoléon du 22 mai 1805, contre lequel le pape maintint toutes ses réserves, au regard de la loi réglementaire qui y était comprise.
Le Saint-Siège protesta avec une énergie particulière contre l'institution et les attributions du ministre du culte à Milan ; c'était ravaler ignominieusement la dignité des évêques et des autres ecclésiastiques que de les soumettre à une sorte d'inspecteur civil. L'autorité civile n'a aucun droit d'inspection ou d'intervention, de quelque nature qu'il soit, dans les affaires de l'Église. Le Saint-Siège n'admettait pas que ce ministre eût le droit d'examiner les bulles pontificales^ de vérifier si elles n'avaient rien de contraire aux droits du souverain, avant de les soumettre € alla placitazione », qu'il eût le droit d'examiner les cas où il pouvait y avoir « appel comme d'abus » , qu'il inspectât les biens destinés au culte, la puissance civile ne pouvant toucher à ces biens qui sont les biens de Dieu, c qusBsunt Dei », qu'il prétendit veiller à ce que le nombre des ecclésiastiques ne se multipliât point excessivement et de manière que la société civile pût en souffrir, une telle prétention étant uneatteinteà la liberté naturelle de l'homme et à l'autorité de Dieu même.
D'une manière générale, le pape protestait contre toute inspec-