Corr-, IX
trois jours après le sénalus-consulie qui avait donné la couronne impériale à Napoléon, Marescalchi avait écrit au gouvernemcnl italien pour Tinviter à s'occuper de la situation nouvelle; il en avait apparemment Tordre de Napoléon et il est vraisemblable qu*il préparait ses concitoyens à aller au devant des désirs du nouvel Empereur; il est possible aussi que cette lettre de Marescalchi fût loule spontanée; il avait d'ailleurs à faire part au gouvernement de Milan de la proclamation de TEmpire français.
Dès le 29 mai, Meizi écrivait à l'Empereur* : « L'hommage que je viens porter aii pied du trône de V. M. contient tous les sentiments (itie doit inspirer Télévation de V. M. dans cette admirable combinaison des résultats d'une reconnaissance nationale sans exemple et de la marche merveilleuse du géniQ étonnant qui l'avait commandée. La parole manque à l'expression; que V. M. daigne la retrouver dans les projets de décrets de la Consulte d'Élat que j*ai l'honneur de lui soumettre. »
Le premier de ces décrets comportait la construction d'un moniïrnent, composé essentiellement d'un colossal portique à l'antique servant de cadre à une statue équestre de Napoléon, w pour perpétuer le souvenir de cette grande époque ».
4 Dans le second, disait Melzi, nous avons cherché à profiter de cette heureuse circonstance pour manifester hautement tout ce que nous devons de reconnaissance, de confiance, d'attachement à notre fondateur; et, dans le même temps, à assurer les destinées de la nation italienne en les associant d'une manière absolue et flxe aux destinées de celui qui avait daigné en être le chef. »
Voici en effet quel était le vœu de la Consulte d'État* : après avoir considéré rjue « la félicité du peuple italien ne doit pas être plus longtemps abandonnée à des hasards que la puissance humaine ne peut ni prévoir ni calculer », elle présentait à l'approbation de TEmpereur les articles suivants :
1, — Le goiiverncntont de la République Italienne est confié à un chef inamovible qui prend le titre de Roi avec tous les honneurs et prérogativois analogues.