‹ Napoléon en ItalieChapitre 191 sur 423 · Ck)rr., X · texte numérisé non relu

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les dispositions qui vont élre prises pour la formation du gouvernement de la République Italienne* ».

Il faut donc bien admettre que Napoléon fut particulièrement préoccupé des dispositions de rAulriche lorsqu'il pensa à donoer la couronne d'Italie à son frère Joseph.

Joseph non seulement était désigné avec son frère Louis par le vœu de la Consulte italienne, mais surtout il était dans la famille Bonaparte l'homme de la paix, et on lui attribuait, avec beaucoup d'exagération, un rôle de modération sur l'Empereur; on souhaitait à l'étranger, en Angleterre notamment, qu'il en vînt à succéder à son frère sur le trône impérial, pour la garantie de la paix de l'Europe. Son nom était donc tout à fait utile pour donner à l'Autriche l'illusion de la paix générale, pour l'endormir sur les secrètes ambitions de Napoléon.

L'Autriche ne fut point pourtant tirée d'inquiétude; elle craignait que rilalie ne demeurât comme une province de l'Empire de Napoléon sous le nom de son frère Joseph ; au lieu de voir dans cet avènement la séparation de la France et de Tllalie, elle y voyait au contraire leur union définitive, et une violation du traité de Lunéville qui avait garanti l'indépendance de la nation cisalpine. Indépendance bien illusoire en effet sous un prince français, sous un Bonaparte! L'Autriche, perspicace par crainte, vit plus clair dans le jeu de Napoléon que les historiens qui ont essayé de le découvrir. Elle fit immédiatement les plus grandes réserves; dès le 23 janvier le chancelier Louis de Cobenzl demanda à La Rochefoucauld des explications complémentaires sur la nouvelle condition de Tltalie, sur le choix de Joseph, sur le concert qui serait établi entre le gouvernement français et le gouvernement italien, sur les conditions de la séparation des deux couronnes.

« L'Autriche a reconnu les résolutions de la Consulte de Lyon. Mais la présidence temporaire qui en est résultée alors n'impliquant ni droit héréditaire ni droit de souveraineté, ni la faculté de les transmettre, l'Empereur^ Napoléon trouvera sans doute conforme à l'équité que le nouvel arrangement soit revêtu des formalités propres à constater le libre assentiment des parties constitutives du gouvernement actuel de la République Italienne. » En d'autres

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