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Du Casse, Mém. de Joseph, l, p

2. Voir plus haut ce que pensait Melzi en (801 de rétablissement de Joseph en Italie (chap. n, p. 63-64).

LE COURONNEMENT DE MILAN 3ii

Napoléon ne paraissait pas disposé à accorder ». Le subside annuel affirmait la pensée de lier la Lombardie à la France; Joseph ne s'y serait point prêté; avec Meizi, il voulait incorporer à la Lombardie Gênes et Venise ^ : il ne voulait pas n'être qu'un préfet, un commissaire impérial. M. Du Casse admire la généreuse résolution et le noble caractère de Joseph.

Et M. Frédéric Masson en tire une preuve de la conception du clan qu'il attribue à Napoléon ^ Il affirme qu'il fut toujours, lui puîné, embarrassé d'occuper un rang supérieur à son aîné et qu'il ne devait se tenir quitte envers lui qu'après l'avoir placé ailleurs et satisfait. Tout de même il ne lui céda pas la couronne impériale; c'eût été pourtant son devoir de puîné. Du moins il le pria d'accepter la couronne d'Italie, espéra un moment l'avoir satisfait, et en grande joie de cet événement capital, il fit préparer le pacte de famille où allait se résoudre enfin cet obsédant problème poli* tique. Du même coup il contentait l'Autriche; car, dit encore M. Frédéric Masson, l'Autriche veut bien que la Lombardie entre dans le système napoléonien, elle sait ce que durent les systèmes d'alliance politique; ainsi « combien de temps a-t-il fallu à l'Autriche pour avoir raison du système de Louis XIV? combien plus récemment pour mettre à néant le pacte de famille? » Outre qu'on ne voit pas bien que l'Autriche eût si facilement et si rapidement rais à néant le pacte de famille de 1761 et le système de Louis XIV, il semble aussi que le système de ces alliances politiques fondées sur les liens du sang ait eu maintes fois quelque importance dans l'histoire et que les Habsbourg d'Autriche en fournissent eux-mêmes des exemples assez remarquables : en sorte que le raisonnement de M. Frédéric Masson ne parait pas convaincant. Aussi bien, avons-nous vu précédemment dans les dépèches de Vienne que l'Autriche ne prenait pas si aisément son parti du système politique de Napoléon.

D'ailleurs, on nous dit, après Joseph lui-même dans ses Mémoires, qu'il refusa la couronne d'Italie pour conserver ses droits sur la couronne impériale. Or qu'on lise dans Rœderer* les pièces qui lui furent remises par le prince Joseph, qui aimait à le

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