‹ Napoléon en ItalieChapitre 219 sur 423 · Aff. Etr., Naples, n*» 130, f · texte numérisé non relu

Aff. Etr., Naples, n*» 130, f

ments des troupes françaises ; elle en obtint une sorte de promesse en ce sens par la convention défensive du 6 novembre 1804 S et elle eut une poussée d'espoir et de provocante ardeur. 11 y faudrait peut-être voir aussi l'effet des étranges caprices dont élait fait le caractère de la reine, ou, comme dit Alquier, de sa démence convulsive *.

On racontait que le cardinal Ruffo, le héros de la victoire de 1799, venait de quitter Rome et qu'il revenait pour prêcher encore dans les campagnes la croisade contre les Français. Ce n'était qu'une rodomontade. Mais Alquier attribuait une autre importance à l'aclion secrète des Jésuites peu à peu reconstitués. Us furent à ce moment-là rétablis en Espagne, en Ëtrurie, à Naples aussi, malgré les pi-otestations de Napoléon; il est curieux d'observer que cette renaissance de l'ordre des Jésuites, postérieure de peu de temps au Concordat, soit contemporaine de l'élévation de Napoléon au litre impérial. Napoléon en élait ému et en écrivait aussi à Fouché, le 9 octobre 1804 : « Je vois avec peine que plusieurs journaux ont la rage de parler contre les philosophes et de les attaquer en masse, manière qui est d'autant plus extraordinaire que certains de ces écrivains criaient contre les prêtres. Mon intention est que vous teniez la main à ce que vos feuilles périodiques évitent tout ce qui pourrait tendre à réveiller des haines et des partis qui ont tous également contribué à troubler la tranquillité publique. On peut sans doute discuter différentes opinions, différentes théories, sans vomir des injures contre tous les philosophes. Gel avertissement doit principalement être donné au Mercure, qui paraît écrit avec plus de virulence et de fiel que n'en ont mis dans leurs écrits Marat et autres écrivains du même temps; et ils avaient l'excuse que c'était une manière de faire aller la nation. Vous préviendrez les rédacteurs du Mercure et du Journal des Débats que je n'entends point que le nom des Jésuites soit même prononcé et que tout ce qui pourrait amener à parler de cette société soit évité dans les journaux. Je ne permettrai jamais son rétablissement en France; l'Espagne n'en veut pas; ritalie n'en veut pas non plus. Tenez-y donc la main et faites connaître aux différents préfets qu'ils veillent à ce que le mouve-

i. Bonnefons, Marie-Caroline ^ p. 320.

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