‹ Napoléon en ItalieChapitre 238 sur 423 · Bignon, V, :<o · texte numérisé non relu

Bignon, V, :<o

ridiculiser les rniscfables intrigues qui s'agitaient autour d'elle, ses amours avec Saint-Clair, celles de M. de Damas a%ec Mme Razoumowska, femme de lambassadeur de Russie à Vienne, de Mme de Zitchi, femme du directeur des finances de Vienne, avec un officier hessois, M. de Rothe. « Le royaume, écrit-il, est mené par cet infâme tripot ! Je conçois très bien qu'à moins d'en avoir été témoin on ait de la peine à croire que les amours de trois dames qui réunissent 158 ans aient pu amener de telles conséquences; jamais de grands événements n'ont eu une source plus ignoble * » .

M. de Damas fut remis à la tête de Tarmée en grand appareil militaire. Des agents anglais s'abattirent sur le pays napolitain pour y acheter des chevaux. Alquier demanda une audience au roi, résolu à employer toutes les formes de la modération ; il ne fut pas reçu. 11 demanda au grand-maître de la maison de la reine à être reçu par elle; elle s'y refusa : « ce qui était jusque-là sans exemple. »

Le mardi 19 novembre 1805, l'expédition anglo-russe parut en rade de Naples; elle comptait plus de cent bâtiments de guerre et de transport; Tétat-major débarqua ; des voitures de la cour vinrent prendre les officiers russes et anglais pour les conduire à Portici, oii la reine voulait tenir un conseil extraordinaire. Elle ne se mit même pas en peine de paraître subir par violence l'arrivée des alliés.

Le lendemain, Alquier demanda des passeports pour lui et l'ambassade et prépara son départ pour Rome.

Dans la nuit du 20 au 21 tes Anglais débarquèrent à Castellamare. Le 21, ce fut le tour des Russes. La reine arriva de Portici, et leur fit Taccueil le plus flatteur. Les officiers dînèrent au palais le soir même; le roi s'excusa de n'y pas être : il était retenu à Caserte « où il profitait depuis sept ou huit jours du plus beau temps du monde pour chasser le sanglier- ».

Les alliés comptaient 13 500 Russes et 5 600 Anglais; il fut décidé que 40000 Napolitains leur seraient joints, et le recrutement en commença aussitôt, derrière le dos des Français de Gouvion Saint-Cyr qui achevaient l'évacuation. Les Anglais voulu-

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