‹ Napoléon en ItalieChapitre 239 sur 423 · AfT. Etr., Naples, n · texte numérisé non relu

AfT. Etr., Naples, n

rent demeurer indépendants sous leur général Graigh; ils se chargèrent 4e roccupation de Naples où ils mirent une garnison de 1 800 hommes.

L'armée russo-napolitaine fut commandée par le général Lascy, avec M. de Damaâ pour quartier-maîlre général.

Vers le milieu de décembre, 30000 hommes environ marchèrent vers le nord. Au centre étaient les Russes et la cavalerie napolitaine sous le général Âurep ; à gauche, le long de la côle, « pour se rembarquer plus facilement », dit Âlquier*, les Anglais avec un régiment de cavalerie napolitaine, sous le général Graigh; à droite, M. de Damas avec 10 000 Napolitains et 2000 Russes. En arrière 25000 Napolitains se levaient du côté de Brindisi pour former la réserve.

G'était la glorieuse campagne de 1799 qui recommençait. On pensait rejoindre Tarchiduc Gharles dans la région de Mantoue ou de Plaisance, reconquérir toute Tltalie jusqu'aux Alpes.

Les nouvelles n'allaient pas vite en ce temps. La reine de Naples ne savait pas que Napoléon, le 2 décembre, venait d'écraser les Autrichiens et les Russes à Austerlitz, qu'une armée considérable se préparait sous le commandement de Masséna, pour rentrer dans le royaume de Naples^.

La paix fut signée à Presbourg le 26 décembre. Napoléon ne permit pas qu'il y fût question du royaume de Naples. Le lendemain il adressait à l'armée la proclamation de Schœnbrlinn.

Soldats, depuis dix ans j'ai tout fait pour sauver le roi de Naples ; il a tout fait pour se perdre.

Après la bataille de Dego, de Mondovi, de Lodi, il ne pouvait m'opposer qu'une faible résistance. Je me fiai aux paroles de ce prince et je fus généreux envers lui.

Lorsque la seconde coalition fut dissoute à Marengo, le roi de Naples, qui le premier avait commencé celte injuste guerre, abandonné à Lunéville par ses alliés, resta seul et sans défense. Il m'implora; je lui pardonnai une seconde fois.

Il y a peu de mois, vous étiez aux portes de Naples. J'avais d'assejc légitimes raisons de suspecter la trahison qui se méditait et de venger les outrages qui m'avaient été faits. Je fus encore généreux. Je reconnus

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