Cor., XI, 9o6C
la neutralité de Naples; je vous ordonnai d'évacuer ce royaume et pour la troisième fois la maison de Naples fut affermie et sauvée.
Pardonnerons-nous une quatrième fois? Nous fierons-nous une quatrième fois à une cour sans foi, sans honneur, sans raison? Non! non! La dynastie de Naples a cessé de régner ; son existence est incompatible avec le repos de TEurope et Fhonneur de ma couronne.
Soldats, marchez, précipitez dans les flots, si tant est qu'ils vous attendent, ces débiles bataillons des tyrans des mers. Montrez au monde de quelle manière nous punissons les parjures. Ne tardez pas à m'apprendre que Tltalie tout entière est soumise à mes lois ou à celles de mes alliés; que le plus beau pays de la terre est affranchi du joug des hommes les plus perfides ; que la sainteté des traités est vengée, et que les mânes de mes braves soldats égorgés dans les ports de Sicile à leur retour d'Egypte, après avoir échappé aux périls des naufrages, des déserts et des combats, sont enfin apaisés '.
Soldats, mon frère marchera à votre tête ; il connaît mes projets ; il est le dépositaire de mon autorité^ il a toute ma confiance; environnez-le de toute la vôtre *.
1. En 1799, quelques soldats français blessés, la plupart aveugles, que l'on ramenait d*Égypte, avaient été jetés par la tempête sur la côte de Sicile et massacrés par les habitants. Napoléon était content d'exciter ses soldats à venger leurs compagnons d'armes; sa cause deycnait la leur. [Cf. Cor., XIV, 11867; — Bonnefons, Marie-Caroline, 187.]