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CHAPITRE XIV

I. — Auslerlitz et le traité de Presbourg. — La Vénétie, llstrie et la Dalroatie.

U. — Joseph et Masséna à la tète de Farinée de Naples. — La mission du cardinal RulTo. — Joseph à Rome : la question de BénévenL — L'occupation de Naples. — Départ de la reine. — Reynier en Galabre. — ' Préparatifs contre la Sicile.

Ili. — Le voyage de Joseph en Calabre. —Joseph roi de Naples. — Son entrée dans sa capitale. — Sydney Smith à Capri. — Les décrets du 15 ci du 30 mars <806; royaumes feudataires et fiefs; première organisation du grand Empire.

IV. — La politique de Joseph. — - Réprimandes de TEmpereur; prophétie d'insurrection. — Insurrection de la Galabre et débarquement des Anglais.

— Danger d'un accord avec le pape. — La prise de Gaèle(18 juillet 1806).

— Masséna en Calabre. — Répression de l'insurrection (août 1806). — L'ordre rétabli.

Pendant que Napoléon opérait au nord-est et à l'est d'Ulm le mouvement tournant où fut pris Mack, Masséna et le prince Eugène avaient devant eux Tarchiduc Charles sur les bords de TAdig inférieure; ils essayèrent, le 30 octobre, de lui enlever les lignes de Caldiero. Ils furent repoussés. Mais les nouvelles de la capitulation d*Ulm et de la marche de Marmont sur Gralz et la Slyric obligèrent Tarchiduc à abandonner la Vénétie. Il se relira par la Carniole. Derrière lui Masséna occupa Laybach et établit ses avant-postes à Marbourg, où ses troupes prirent contact avec la droite de Marmont. Ils étaient dans ces positions au

moment de la bataille d'Austerlitz et de la conclusion de Tarmislice*.

A la veille de la prise de Vienne, le 12 novembre, Tempereur François 11 avait envoyé M. de Giulay auprès de Napoléon à Saint- Pœlten : Napoléon avait aussitôt déclaré à cet ambassadeur iu"Il voulait la Vénétie : il regardait l'Italie comme sa maîtresse avec laquelle il voulait coucher seul; il estimait que, tant qu'il auriiit Milan et l'empereur d'Autriche Venise, ce serait entre eux un sujel continuel de discordes, et pour les éviter il voulait posséder seul toute ritalie^

L'empereur d'Autriche n'y voulait pas consentir; il s'appuyait sur l'empereur de Russie, « le modèle des alliés »; il essayaii tU^ lier une négociation avec la Prusse par le comte d'Haugwiiz. La bataille d'Austerlitz coupa court à tout. Les volontés de Na|)nlcoïi triomphèrent; il acheva de chasser l'Autriche de Tltalie. Ce lui Tun des objets essentiels du traité de Presbourg, le 26 décembre

Art. 2. — La France continuera de posséder, en toute propriété \^i souveraineté, les duchés, principautés, seigneuries et territoires au iMk des Alpes qui étaient antérieurement au présent traité réunis ou incuyporés à TEmpire français ou régis par les lois ou les adminislm lions françaises.

Art. 3. — Sa Majesté l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche, jmiir lui, ses héritiers et successeurs, reconnaît les dispositions faites [mi Sa Majesté l'Empereur des Français, Roi «l'Ilalie, relativement aux [>iiiiripautés de Lucques et de Piombino.

Art. 4. — Sa Majesté l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche renonce» tant pour lui que pour ses héritiers et successeurs, à la partie des Kî;i(s de la République de Venise à lui cédée par les traités de Campo-Foniiin et Lunéville, laquelle sera réunie à perpétuité au royaume d'Italie.

Art. 5. — Sa Majesté l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche r«*t'<HW nait Sa Majesté l'Empereur des Français comme roi d'Italie. Maiî^ il v<\ convenu que, conformément à la déclaration faite par Sa Majesté rivin[" reur des Français au moment où il a pris la couronne d'Italie, aus>*i<H que les puissances nommées dans celle déclaration auront renij^li le^ conditions qui s'y trouvent exprimées, les couronnes <le Fraïu-o y^i dllalie seront séparées à perpétuité et ne pourront plus dans aucun ctis

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