‹ Napoléon en ItalieChapitre 242 sur 423 · Mémoires de Marmont, 11, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Marmont, 11, p

2 Aiï. Etr., Autriche, supplément, n" 27, f" 175, 178, 198, 206, 207, 2ÛB*

être réunies sur la même tète. Sa Majesté l'Empereur d'Allemagne el d'Autriche s'engage à reconnaître, lors de la séparation^ le successeur que Sa Majesté l'Empereur des Français se sera donné comme Roi d'Italie*.

En supposant qu'en effet le royaume d'Italie dût être un jour séparé de la France, quelle garantie d'indépendance lui assurait ce traité, qui laissait à la France la souveraineté du Piémont, de Gènes, de Parme, de Lucques et Piombino, qui laissait à Napoléon le soin de désigner le futur roi d'Italie, qui se taisait sur le sort du royaume de Naples et ainsi Tabandonnait à la vengeance de l'Empereur? En vérité ces formules diplomatiques n'étaient pas pour contenir son ambition. Aussi bien à ce moment paraissait-il disposé à donner autour de lui des trônes à ses frères et à ses sœurs, concevant pour un temps son grand Empire sous la forme d'un pacte de famille : Gharlemagne autrefois confiait aussi l'administration de ses royaumes à ses fils; il en gardait aussi le gouvernement souverain.

Le traité de Presbourg faisait de la Bavière un royaume et l'agrandissait du Tyrol. Elle gardait ainsi quelques-uns des passages principaux des Alpes et elle devenait voisine de l'Italie. Napoléon pensa à lier étroitement la Bavière et l'Italie, pour former avec elles par-dessus les montagnes le trait d'union de sa domination en Italie et en Allemagne; avec la confédération du Rhin en effet, son empire allait s'étendre à l'est jusqu'à la hauteur de la Bohème el de l'Adriatique. Ce fut l'objet du mariage d'Eugène Beauhamais avec la princesse Auguste de Bavière : il fut célébré à Munich le 14 janvier 1806.

Le 19, un décret impérial nomma le vice-roi d'Italie gouverneur général des provinces vénitiennes en attendant leur réunion au royaume. Le prince Eugène et sa jeune femme rentrèrent par là en Italie; ils passèrent quelques jours à Vérone. Ils arrivèrent à Venise le 3 février, y séjournèrent au milieu des fêles les plus brillantes, et par Brescia ils firent leur entrée solennelle à Milan le 13 février*.

Comme gouverneur général de la Vénétie, Eugène la partagea

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