d. — Joseph
.lOSEM A NAPLES 407
Quint, mariée à Oclave Farnèse, duc de Parme, et dotée par son père de quelques biens à Naples, Ortona, San Valentino, Pianella, Baccuco, Lionessa, Rocca-Guglielma, Castellamare di Slabia, Altamura, une partie de Tile d'Ischia, Palmarola. L'origine des biens Médicis était dans les services d'argent rendus jadis par cette maison à des rois; ils étaient ensuite revenus à la couronne, par exemple Capestrano, Âccumoli, Givita Reale. Le roi avait reçu d'autres fiefs par dévolution, ceux des maisons d'Acquaviva, délia Riccia, de Francavilla, d'Aquino, de Castellaneta, de Palma. Le domaine privé du roi était fait de quelques terres étendues, Caserle, Sanlo Leucio, Portici, La Favorite, Castellamare, Capo di Monte, Durazzano, Mondragone. La plupart étaient réservées à des chasses, comme Timmense forél de la Sila, de 150 milles carrés, dont une partie était affermée pour 80000 ducats*.
Ce domaine eût pu donner d'abondants produits s'il avait été bien administré; d'ailleurs les impôts rentraient mal dans le désordre général et les principaux revenus du sol étaient retenus par les propriétaires féodaux. C'est cependant sur ces ressources que Joseph devait prendre le moyen de fixer à Naples un grand nombre de Français. Car l'Empereur y tenait.
« Il faut établir dans le royaume de Naples un certain nombre de familles françaises qui seront investies des fiefs, soit provenant de l'aliénation qui serait faite de quelques domaines de la couronne, soit de la dépossession de ceux qui ont des fiers, soit des biens des moines, en diminuant le nombre des couvents. Dans mon sentiment voti*e couronne n'aurait aucune solidité si vous n'aviez autour de vous une centaine de généraux, de colonels et autres, et des officiers attachés à votre maison, possesseurs de gros fiefs dans les royaumes de Naples et de Sicile. Ce moyen, je le prends pour le Piémont, pour l'Italie, pour Parme; il faut qu'entre ces pays et Naples il ressorte la fortune de 3 ou iOO officiers français, tous jouissant de domaines qui seraient dévolus à leurs descendants par droit de primogéniture. Dans peu d'années cela se mariera dans les principales maisons, et le trône se trouvera consolidé de manière à pouvoir se passer de la présence d'une armée française, point auquel il faut arriver* ».