Aff. Etr., Rome, 938, r
2. Ait. Etr., Rome, 938, (^ 303, 322, 332. — D'HaussonviUe, II, 135-158.
lois organiques dans Ton ou Tautre pays; peut-être instinctivement lui reprochait-on les avantages singuliers que TÉglise recueillait du Concordat et du sacre. Certes Consaivi était pour beaucoup dans celte restauration inespérée de l'église de Rome; mais il n'était en cela que l'agent d'une politique remarquablement tenace et clairvoyante, qui allait tirer du sacre et du Concordat d'extraordinaires profils, au point que Ton puisse voir en ces événements les prémisses de la renaissance pontificale au XIX* siècle.
La querelle de Fesch et Consaivi dépasse donc considérablement la portée d'un malentendu personnel. Il n'y a pas lieu d'attribuer quelque crédRt au bruit qui courut que Fesch voulait remplacer Consaivi comme secrétaire d'État. Outre que le pape n'y aurait jamais consenti, Napoléon ne le désirait point : « Il y a des personnes, écrivait-il à son oncle, qui veulent dire que vous voulez être secrétaire d'État à Rome; vous ne pouvez pas avoir celte folie dans la tête*. » Talleyrand, sollicité par Consaivi, exprima poliment le souhait que la bonne intelligence se rétablît entre lui et le cardinal Fesch ; il écrivit en même temps à celui-ci que l'Empereur approuvait toute sa conduite, et l'Empereur luimême disait : « Mon intention est que vous viviez en bonne intelligence avec le secrétaire d'État, et que, s'il y a quelque raison de se plaindre de lui, vous me le disiez : je trouverai le moyen de le faire chassera »
Chasser Consaivi ! Cela détruirait-il la puissance renouvelée de l'Église romaine? Cela résoudrait-il le problème encore une fois posé de la rivalité du Sacerdoce et de l'Empire?
Cela ne devait même pas retenir le pape Pie VII dans le système politique de l'Empereur; il est remarquable que depuis le couronnement de Milan toute relation amicale ait cessé entre Napoléon et le Saint-Siège, qu'il ne se soit plus produit entre eux que des causes de conflits; la proclamation de Napoléon