‹ Napoléon en ItalieChapitre 28 sur 423 · Corr., VI · texte numérisé non relu

Corr., VI

46 MÂRENGO (1800-1802)

tout le clerg*!', conduit dans le chœur sur une estrade préparée à cei effel, et celle à laijuelle on avait coutume de recevoir les consuls et premiers magistrats de l'Elmpire d'Occident. La cérénaonie fat imposante et superbe. Ce respect pour l'autel était une * époque mémorable ^j déclinée à faire impressioii sur les peuples d'Ilalie et plus d'amis à Za République. L'allégresse était partout à son comble. Les Italiens disaient : ce Si Ton fait ainsi de tous les pays, nous sommes loua républicains et prêts à nous armer pour la défense de la cause du peuple dont les mœurs, la langue et les habitudes ont le plus d'analogie avec les nôtres* ».

Bonaparte profita de ces dispositions dont ses bulletins pourtant exagéraient I excellence. Une contribution extraordinaire de 2 millions fut levée dans toute Tétendu^e de la République Cisalpine. Elle devait être payée par les individus qui avaient occupé des places à la nomination du gouvernement autrichien ou qui s'étaient notoirement montrés les partisans de ce gouvernement; elle était destinée à payer à titre de gratification un mois de solde aux ofliciers, sous-offkiers et soldats de Tarmée^.

Le 17 juin, le gouvernement de la République Cisalpine fut conûé provisoirement à une commission extraordinaire de neuf membres, représentée dans chaque département par un commissaire chargé de tous les détails de Tadministration. Le même jour, un autre arrêté consulaire annonra la réunion à Milan d'une Consulte de 50 membres chargée de préparer l'organisation de la République ^- Mais Bonaparte n*avait pas hâte de donner à la Cisalpine une organisation délinitive; en septembre suivant, il invitait Tallemnd à faire traîner on longueur, « l'intention du gouvernement étant de ne pas donner à ce pays une organisation définitive avant la paiK* ». Lorsque les hostilités recommencèrent en décembre 1800, la Consulte fut mise en vacance, « Tintention du gouvernement étant de n'avoir aucune espèce d'assemblée pendant la ^nierre^ »* Il plaisait à Bonaparte de garder le plus longtemps possible toute autorité dans la Cisalpine ; l'appui du clergé assurait la résignation du pays, Masséna fut nomme commandant en chef

i. Corr., Vï, 4937 ; Bntt. de l'armée de réserve.

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