‹ Napoléon en ItalieChapitre 31 sur 423 · MeM, I · texte numérisé non relu

MeM, I

Dbiault. — lulie. *

50 MAREN60 (1800-1802)

propres desseins et la politique la plus efficace. Parmi eux Marescalchi aHait être i^ttaché peu à peu très étroitement à la personne de Bonaparte, comme Tintermédiaire ordinaire de ses relations avec Milan. Lorsque les Cisalpins tentèrent de se faire admettre aux conférences de Lunéville, ils mirent leur confiance en Francesco Meizi, qui devait êlre en effet le principal champion de la liberté italienne contre l'absorbante ambition de Bonaparte : ces deux adversaires n'étaient pas d'égale force.

Francesco MeIzi d'Eril était né à Milan le 6 mars 1753; il appartenait à une famille considérable de cette ville et l'impératrice Marie-Thérèse, qui cherchait à gagner l'affection de ses sujets italiens, l'avait admis en 1776 au rang de ses chambellans d'honneur. L'Empereur Joseph II n'avait pas les mêmes scrupules de libéralisme, il n'avait aucune considération pour les libertés provinciales; il prétendait unifier toutes ses possessions dans une sorte de pangermanisme où il n'y avait pas de place pour aucune autonomie. Melzi d'Eril ne put pas être le serviteur de ce régime ; il n'était pas d'ailleurs d'un tempérament à y faire de l'opposition : il voyagea en France, en Angleterre, en Portugal, en Espagne. H aima particulièrement l'Espagne; il acheta d'importants domaines à Saragosse et il y demeura souvent au milieu d'amitiés très chères.

Il adopta les principes de la Révolution française où il vit la promesse de la liberté de sa patrie; il retourna à Milan lors de la campagne de 1796, il accueillit Bonaparte comme le libérateur attendu ; il fut parmi les fondateurs do la République Cisalpine, et il la représenta au Congrès de Rastadt de 1797 à 1799. La défaite des Français en 1799 et le retour des Autrichiens l'obligèrent à se reth-er à Saragosse. Marengo, comme autrefois Rivoli, lui permettait de revenir à Milan, et dès le 23 juin Petiet, au nom du Premier Consul, le nommait membre de la commission extraordioaire chargée du gouvernement provisoire de la République Cisalpine \ Deux mois après Melzi donnait sa démission pour raison de santé et allait passer l'été aux eaux de Barèges. Il est tout à fait incontestable qu'il avait une mauvaise santé ; il est possible aussi qu'il ne lui plût point de paraître approuver l'administration française.

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