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à la péninsule des Balkans. 11 portail en même temps son attention sur Tannée de Dalmatie ; il félicitait Marmont des routes qu'il y avait construites : « Il est possible que des circonstances les rendent utiles' ».
Dès que le traité de paix eut été signé avec la Russie, il donna des instructions pressantes pour Toccupation de Corfou. Elle fut confiée à César Berthier, qui s embarqua à Otrante, et réussit à traverser le détroit, malgré les croisières anglaises, avec A 500 hommes; il ne perdit qu'une barque de cent hommes et débarqua à Corfou le 23 août. La place lui fut remise sans obstacles par les Russes, qui se retirèrent par Venise ou sur leurs vaisseaux pour regagner la mer Noire ou la mer Baltique ^
Cependant Napoléon s'impatientait de ne pas être exactement renseigné sur ce qui passait à Corfou; avant que Berthier fût parti, il aurait voulu qu'il fût arrivé. Quand il sut qu'il n'y avait que 1 500 hommes à Corfou, il gronda, ordonna qu'on en envoyai au moins de & à 5 000, que le général Donzelot rejoignit Berthier au plus vile pour le remplacer en cas de décès, qu'on se hâtât d'envoyer dans les Iles Ioniennes des vivres, des munitions; car les Anglais sans doute allaient y porter des forces, et il ne fallait pas que Corfou eût le même sort que Malte autrefois.
Au milieu de cette fièvre, où Joseph fit tout son devoir et obéit minutieusement, sinon très vivement, à toutes les instructions qu'il reçut, il y eut quelque désordre. Et surtout cette question se posa aussitôt : puisque César Berthier commandait à Corfou une division des troupes françaises du royaume de Naples, n'étail-il pas toujours sous les ordres du roi Joseph? Et dans ces conditions le gouvernement général des lies Ioniennes n'était-il pas une province du royaume de Naples?
Napoléon répondit que les troupes de Corfou étaient sous le commandement du général en chef de l'armée de Naples, c'est-àdire du roi Joseph, et que, par conséquent, elles devaient être payées et ravitaillées par lui, mais que, d'autre part, Corfou n'appartenait pas au royaume de Naples et que le gouvernement en devait élre tout entier € dans les mains de la guerre. » Josepb comprit sans doute qu'en cette affaire sa pari était toute la peine