D'Haussonville, II
3. Aff. Etr., Rome, 941, f* 5, 7 : Ghampagny à Bayanne el à La Gengau 9 janv. 1808.
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Alquier un ultimatum au pape, en lui donnant soi:cante>douze heures pour l'accepter et le menaçant de l'occupation de Pérouse. Mais aussitôt cela lui parut un signe de faiblesse et d'hésitation; il prit des mesures plus décisives.
«c Mon fils, écrivait-il le 10 janvier, au vice-roi d'Italie, immédiatement après la réception de la présente lettre, expédiez Tordre au général Miollis de diriger sur Pérouse toute son artillerie, sa cavalerie et son infanterie, hormis un bataillon qu'il laissera pour la police de Florence et un pour la police de Livourne. Donnez Tordre au général Lemarois de mettre en marche sur Foligno toutes ses troupes, infanterie et artillerie, hormis un bataillon qu'il laissera pour la garde d'Ancône; arrivées à Foligno, ses troupes seront sous les ordres du général Miollis. Je donne ordre au roi de Naples de réunir à Terracine une colonne de 3 000 hommes. » Gela devait faire au total environ 8 000 hommes. Le général Miollis devait prendre le commandement des colonnes de Pérouse et de Foligno, et marcher sur Rome, sous prétexte de traverser cette ville pour se rendre à Naples : ce qui n'empêchait pas la colonne de Terracine de se diriger aussi sur Rome, « en grande marche et sans perdre de temps ^ ». H est bien vrai qu'à ce moment Joseph faisait d'importants préparatifs pour une descente en Sicile et pour le ravitaillement de Corfou. 11 est aussi vrai que Miollis n'avait pas d autre destination que Rome. Il s'agissait d'une démonstration militaire pour obliger le pape à céder.
Alquier n'avait plus la confiance de TEmpereur; il ne fut prévenu qu'au dernier moment, par une dépêche qui partit de Paris le 22 janvier. Elle Tinformait que Miollis serait à Pérouse le 25, et à Rome le 3 février, qu il prendrait le titre de Commandant la division d'observation de l'Adriatique, qu'il ne se mêlerait point de Tadministration, mais qu'il fallait qu'on fournît à ses hommes la solde, la nourriture et le logement, et qu'on mil les troupes du pape sous ses ordres.
Ainsi soutenu, Alquier devait présenter au secrétaire d'État une note exprimant les intentions entières de TEmpereur. « Sa Majesté ne désire pas une extension de territoire pour ses États d'Ilalie,