‹ Napoléon en ItalieChapitre 342 sur 423 · Corr., XVIII, 14420. — AIT. Etr., Rome, 942, r · texte numérisé non relu

Corr., XVIII, 14420. — AIT. Etr., Rome, 942, r

tations d'hostilité, de petites querelles entretenant et renouvelant sans cesse le grand conflit jusqu'aux solutions inéluctables.

Le !•' janvier 1809, le général Miollis demanda à présenter ses hommages au Saint-Père. On lui répondit : « Sa Sainteté verrait bien volontiers M. le Comte Miollis et tous les officiers de Tétalmajor comme individus d*une nation qu'il aime tendrement par les preuves non équivoques qu*elle lui a données de respect et d^attachement ; mais ces mêmes sentiments qu'il lui porte lui font désirer de ne pas voir ces officiers en qualité d'exécuteurs (et peut-être contre leur volonté) d'un plan honteux, d'un plan qui avilit aux yeux du monde entier Tauguste caractère du chef de l'Église et la majesté du souverain de Rome* ».

Le même jour, Napoléon écrivait à Champagny : < Le pape est dans l'usage de donner des cierges aux différentes puissances. Vous écrirez à mon agent à Rome que je n'en veux pas. Le Roi d'Espagne n'en veut pas non plus. Ëcrivez à Naples et en Hollande pour qu'on les refuse. Voici comment j'entends que l'on se conduise à cet égard. Mon chargé d'affaires — il n'y en avait plus — fera connaître que le jour de la Chandeleur je reçois des cierges bénits par mon curé, que ce n*est ni la pourpre ni la puissance qui donnent de la valeur à ces sortes de choses. Il peut y avoir en enfer des papes, comme des curés; ainsi le cierge bénit par mon curé peut être une chose aussi sainte que celui du pape. Je ne veux pas recevoir ceux que donne le pape, et tous les princes de ma famille doivent en faire autant'. »

L'année commençait mal. Les dispositions n'étaient pas favorables.

Puis le pape envoya chercher au Château Saint-Ange la tiare ou trirègne que l'Empereur lui avait donnée; sans doute il ne voulait pas garder ce souvenir de leur ancienne amitié. Les temps étaient criliques, on rendait les cadeaux. Miollis refusa de permettre l'entrée du Château avant qu'on lui eût fait connaître la raison pour laquelle on voulait en retirer cette tiare, ou du moins avant qu'on lui eût promis qu'elle ne serait point employée à un usage qui pût Diesser les égards dus à Sa Majesté Impériale et Royale; sinon, il lui fallait attendre les ordres du vice-roi'.

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