Eugène, U, 190; III, 359-360; VII
surtout de la France et de rUalic. Il n'y eut pour ainsi dire pas de différences entre elles. Napoléon considérait la clrculalion des blés-enlre la France el Tltalie comme une circulalio» intérieure; il y Yodiait la même organisation douanière. 11 abaissait toutes les barrières; il donnait le titre de bonnes villes à Milan, Venise, Bologne, Brcscia, Vérone, Mantoue*. D'une année à Tautre il se faisait de son empiremne conception de plus en plus unitaire; son esprit se faisait chaque jour plus impérial, plus romain.
Gela apparaissait aussi dans la transformation des instifutions politiques. Lors de son voyage de 1807, Napoléon acheva Torganisation de l'Italie, du moins dans la forme provisoire qu*il pouvait alors réaliser. Il fil réunir les collèges électoraux ellinl une séance royale à Milan le 20 décembre. Il y promulgua, sous la forme d'un quatrième statut constitutionnel, le décret du 16 février 1806 par lequel il avait adopté Eugène : « La couronne d'Ilalie sera, après noicSy et à défaut de nos enfants et descendants mâles, légitimes et naturels, héréditaire dans la personne du prince Eugène et de ses descendants directs. Ce droit ne Tautorisera jamais à aucune prétenlion à la couronne de France dont la succession est irrévocablement réglée par les constitutions de TEmpire. » Eugène fut confirmé dans son titre de prince de Venise; sa fille, la princesse Joséphine, fut faite princesse de Bologne.
Un 5* statut constitutionnel, en même temps proclamé, apporta quelques modifications à la formation et au jeu des assemblées représentatives. L'ordre de la Couronne de fer fut déclaré le deuxième ordre deTEmpire. L'Empereur annonça qu'il ne réunirait plus le Corps législatif. Il venait aussi en France de supprimer le Tribunat, en attendant la suppression en 1810 du Corps législatif. Et la nouvelle constitution italienne fut essentiellement fondée, comme en France, sur le Conseil d'État et le Sénat. En effel, la section du Conseil législatif du Conseil d'État fut portée à dix-huit conseillers, celle du Conseil des auditeurs à vingt. II y eut auprès du Conseil d'État douze assistants, avec les attributions des auditeurs du Conseil d'État en France : ainsi le Conseil d'Étal devint le principal, presque l'unique organe du gouvernement.
Le Conseil des Consulteurs, l'ancienne Consulte d'État, cessa