‹ Napoléon en ItalieChapitre 380 sur 423 · Corr., XX, 16331 ; XXI · texte numérisé non relu

Corr., XX, 16331 ; XXI

2. AIT. Kir., Naples, 135, f- 172-179, 213-216, 218, 239. — Le n" 134 de la correspondance de Naples est tout entier rempli des « Ordres du roi de. Najdes à son ministre de la guerre et de la marine -, du 9 septembre 1809 au 21 juin 1811.

fut raconté en grand détail dans le Journal français de Naples. Le 15 août, la féie de TEmpereur et de Tlmpéralrice fut célébrée au camp au milieu d'un grand enthousiasme; l'ennemi même, écrivait Murât à Napoléon, y participa par un feu d'artifice d'une trentaine de bombes \

Mais les préparatifs de la descente en Sicile se poursuivaient au milieu de graves difficultés. Les contingents français et napolitain ne s'entendaient pas; il y avait des duels fréquents entre les officiers; on parla môme d'une rencontre entre deux régiments; il y eut entre le roi ~ct les généraux Grenier et Partouneaux des malentendus qu'on ne put pas cacher; les généraux français, peu disciplinés à l'égard du roi de Naples, estimaient l'expédition impossible, n'y voulaient pas risquer leurs troupes, semblaient être là pour s'opposer plutôt que pour aider au succès'*.

A la fin d'août un important convoi fut totalement perdu sur la côte de la Calabre. En arrière, les routes n'étaient pas sûres; le brigandage reparaissait en quelques endroits, entretenu par les Anglais, notamment dans la province de Lecce.

Le roi tenait bon. Il voulut risquer le débarquement. Le 18 septembre, la division Cavaignac, composée surtout de troupes napolitaines, franchit le détroit et fut heureusement mise à terre sur la côte de Sicile à la Scalella ; elle comprenait environ 3 000 hommes. Mais de tous les' villages voisins les paysans accoururent, armés de bâtons et de fourches; les Anglais, qui avaient établi une forte garnison à Messine, arrivèrent rapidement : il n'y a qu'une vingtaine de kilomètres de Messine à la Scaletta. Les vaisseaux anglais menacèrent de couper toute communication avec Reggio. Le général Cavaignac rembarqua avec précipitation une partie de son monde; il laissa 1 200 prisonniers en Sicile, presque tous du régiment Royal-Corse, dont le drapeau fut le principal trophée des vainqueurs. Murât dut renoncer à son entreprise. Il le fit par un ordre du jour qu'il adressa solennellement à ses troupes; il annonça que Texpédition de Sicile était ajournée à un autre monienl, que le dessein que l'Empereur s'était proposé avait réussi; qu'il était désormais prouvé que les flottes ennemies ne pouvaient pas empêcher le passage du détroit par des barques de

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